‹ L'exemple de la France, avis à la Grande Bretagne [microforme]Chapitre 3 sur 31 · LL · texte numérisé non relu

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à Xfajor Cariwright au Duc de Newcastle. | F Monit, 17 Out, |+4 Sept, 10 Que, | || Mit, 15 Octcbre, :

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AVIS À ca GRANDE BRETAGNE. 13

actuel de la France, la profonde mi.ere où le peuple est plongée, les énormes délapidations de la fortune publique, 1'épuisement rapide de ces dernieres ressources ; considérez les monopoles, les vols, les brigandages, les massacrés, les rajines et les désordres de toutes espèces qui désolent le royaume. ‘Jamais la misère du peuple n'à été plus désastreuse ; jamais l'anarchie ne fut portée plus a un grand excès ; jamais la tirannie ne fut plus dévorante ; jamais il n'y eut de mésris plus formel de la loi ! 1!

Que de preuve multipliés dc cette vérité, que dans une nation cu 1} y à beaucoup d'indisents, sans un Roi, et sans quelque corps intermédiaires entre le roi et le peuple, tout Le jacobin RABBEAU reconnoissoit cette vérité lorsqu'il écrivit il y à quelques années. Dans un grand empire il faut absolument des hommes décorés, sans quoi l'état tombera dans une vaste popularité, dans une immense démocratie qui doit finir par l'anarchie, ou par le despo. tisme, selon que le prince ou le peuple seront l'un ou l'autre le plus fort. * |

La nalion et non le Parlement vreformeroit les abus: dit Paine, l'idée de corps vitiés qui se reforment eux mêmes est uw paradoxe. On peut donc en jugeant par proportion, con clure éxaftement qu’elle sera le succès a détruire les abus dans une nation qui se mêle d'en adminiftrer les remêdes par elle même. Récourez à l'exemple de la France pour commenter ce texte.. En a été ainsi? les abus y ent ils disparu a mesure qu’elle a avancé ex reforme? Non jamais doctrine n'à si bien été démentie par les événéments que ia doctrine de ce grand poltique.

Te est le résultat de cette constitution fondée sur la représentatien personelle qu’on a vanté comme I honneur et la gloire de la législation. Tels sont les effets qui forment le comnuntaire de tant de milliers de livres et de brochures écrits et repandus à la louange de l'édifice érigé sur lea droits de l'hornme. Ce que nous pouvons en dire sans blesser la vérité et la modération, c'est qu'il a produit en quatre ans plus de misere, de pauvreté, de ravage, d’emprisonne-

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* Considerations sur les interéts du tiers état par RABBSAU ST, ETI— ENNE, 1709, 2d édit, page 041,

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14 EXEMPLE pe La FRANCE

ments, d’effusion de sang, et de ruine que l’ancien systême n'en avoit produit en cent ans dans la France, Tel est le gouvernement que PAIE fait contraster avec le sanque de onstitution en Angleterre. Selon lui chaque chose parmi nous a une constitutiou excepté LA NATION. Car, dit-il, si nous avions une constitution nous pourrions la produire. Les françois au contraire en ont formé une qu'ils peuvent produire, elle est impri. née sur vélin et réliée en maroquin; chacun la porte dans sa pache comme étant la churtre de ses droits.

Mais malheureusement pour les théories de gouvernement, ce grand effort delegislation ; ce grand sujet de glcire

ur les françois; ce grand sujet d'énulation pour nos Jacobins anglois; ce chef d'œuvre de métaphisique de l’abbe Sieyes, cette quintissence de ce qui doit étre en opposition a ce qui eff ; *—Cet OUVragC magnifique dont tant de plumes avoient préconisé |’ immortalité; cette superbe machine formée d'après 1 idée de Pains, anlecedente au gouvernement dont elle eji diflinguée; enfin cette production capitale du genie françois n'a pu subsister deux ans.

La liberté qu'elle procuroit n’a pas suffit aux docteurs haviles dans la connois:ance des droits de l'homme. L'existence d'un roia fini par choquer leurs yeux éclairés par de nouvelles lumieres, ils ont prononcé que l'insurrection est un devoir sacré, la revoite a bien-tôt suivie: des horreurs qui souilleront à jamais les annales du genre-humain et les nalédictions dont elles sont chargées sont profondement imprimées dans tous les cœurs dont le jacobinisme na pas arraché tout germe de sentiment et d'humanité — Telle a été la PRarique de la révolution françoise quand à sa theorie allez consulter les droits de l’homme.

L'expérience justifiera peut-être cette assertion que le meilleur de tous les gouvernements est celui qui est organisé de maniere a rester dans le calme; car c'est le repos et non l’activité qu’il faut à un gouvernement ; et il vaut vingt fois

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* La physique ne peut étre que la connoïssance de ce qui est, l'art plus hardi demande ce qui doit être pour l'utilité des hoinraes,

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AVIS a za GRANDE BRETAGNE. LES

mieux ne rien faire, que de se presser pour faire quelque chose. Les vetos de plusieurs ordres ou chambres doivent. donc être bons, parcequ'ils sont autant d'empéchements a l'action. 1ln'y a point de Gouvernement d'une activité plus remuante qu'une pure démocratie qui vote dans une scule assembiée; la populace n'est coniite que dans les instants ou le torrent des événements la retient bouche beante et dans l'attente de ce qui va arriver.

Nous voyons par l'exemple de la France que cette espèce d'activité bruyante n'est autre chose que l'énergie du mel et l'agitation du despotisme. Leurs derniers succès si imprévus et st surprenants les ont tellement enflés que la conquête de l'Europe a été un sujet de conversations ordinaires dans les rües de Paris; et ils ne manqueroient pas de la tenter s'ils avoient encore quelques nouveaux succès. Les chefs © qui doivent leur importance actuclle aux tourbillons des évenements, se trouveroient bien bas dans un temps de calme. l n'est donc pas de leur intérèts d'appaiser la tempête.

L'autorité des affemblées futures, dit PAINE, por/era des lois conformes aux principes de Ja Constitution, ct si l'expérience fait voir que des changements font néciffaires, 0h ne les laifra pas au pouvoir arbitraire du gouvernemeni.

Mais avant que cet ouvrage de Paine fut très repandu, ce gouvernement futur avoit deja renversé la constitution.— Le mêine auteur continue en ces LTmMEes :—#/ K01 vernement formé par la fociéié ne peut avoir le droit de ce chanzer lui même, s'il avoit ce droit il seroit arbitraire. Et voila qu’en deux mot il détruit tout a fair le système qu'il avoit voulu étaicr en ce donnant la peine d'écrire plus de cinq cents pages en 54 faveur.—Le gouvernement françois EST DONC arbitraire.

Cependant ces infamies de perfection chimérique et ab: straite toutes hideuses et detestables qu'elles sont, ne le sont pas assez pour n'être pas adoptées de certaines gens. Oui il ya des gens qui effrontement, à la face du jour et sous les yeux du gouvernement osent souscrie et opposer leurs noms a des opinions qui prodiguent les invictives suivantes contre la constitution ec les anis dela constitution Britan-

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16 L'EXEMPLE or 14 FRANCE

nique, conseils insensés de la rage et du desespoir :=—« Con- “ dition de miserables estropiés, dechirés et mutilés —des ‘ jJestes mesquins, des tripailles dégoutantes sont tout ce que le peuple anglois goute de la liberté, mendiants oui nésubsistent qu'avec des miettes, spectacle de citoyens massacrés, et de nation mise au pillage, —oh heureux françois ! “ combien de temps encore les anglois souffriront ils la ‘ honte de voir leurs chambres de représentants faire un *“ contraste choquant avec des modèles si purs ?—-selon mon

humble opinion, des concessions mêmes plausibles n'empécheront pas le peuple de se tenir sur ses gardes, et un compromis seroit reçu de sa part comme une insulte. Sa ‘“ demande est son droit, il prend sa cause dans ses mains Il n’a pas besoin de protecteur-—ses amis le serviront. Ses opérations sont infallibles—et bientôt «a force sera invincible.—Dans ces temps fertiles en découvertes, on a trouvé que les hommes peuveñt voir et pro:perer sans avoir des Lords; que le soleil éclairera et que la rosée hu- ‘ mectera les pais ou il n’y a que des citoyens égaux qui « jouissent de ces bienfaits de lanature, qu’on peut faire de «“ bonnes loix et bien administrer la justice sans avoir ni lé. “ gislateurs héréditaires ni jugeshériditaires. *

Le peuple d'Angleterre eff retenu fous le joug par de Ditoyables artifices et par une politique de charlatan, Jes droits font violés et Ja liberté expire ; dit Mr. SHeriDan, t Mr. Grey l'a. pelle victime d'afociations venales et perfides. ?

Qui pourroit imaginer que c’est a un royaume qui jouit d’un état de prospérité si remarquable, qui pourroit s’imaginer que c'est à l'Angleterre qu’on a appliqué ces phrases que je viens de réunir, ces termes violents d'exécration ?—Qui pourroit s’imaginer que ce n’est point à la France à qui ona voulu les appliquer, à ce royaume à qui elles conviendroient parfaitement, à ce royaume qui se vautre dans son sang le plus pur.

QuaAnp on nous menace si ouvertement de notre destruc-

s tion,

* Lettre du Major Cartwright au duc de Newcastle. | + Declaration des amis d: la hiberté de la rRusss page1o, | ibid page 16.

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AVIS 4 La GRANDE BRETAGNE. 17

tion,—quand des associations reformatrices nous expliquent si clairement leur but et leurs intentions réelles; quand la force et les opérations de la canaille sont sur le point de dé venir INVINCYBLES, C’est certainement le devoir du gouvernement de :: païs de séveiller à des menaces si audacieuses, de se tenir en garde contre un danger si imminent, ct de reprimer la licence de la presse. Car quelque soit l'intention des écrivains, la licence des écrits, si on n’y met un frein, aura bientôt lache les démons de la discorde déchainé, les chiens infernaux de la populace ameutce, et tout ce qu'il y a maintenant de florissant dans le royaume ne tardera pas à être détruit de fond en comble.

Mais Pavwe pense differemment de notre mangue de constitution,—le païs, dit-il, segouverne à ses propres déj ends, par le moyen de magistrats, de jurés, de sessions et d'assizes ;— ce qu'on appelle gouvernement n'est autre chose qu'une extravavogance sans bornes. C'est là une des remarques fausses et pétulantes de cet éternel imposteur, qui sur mille assertions peut à peine en prouver une par des faits. Que seroient les magistrats sinon des tyrants, s’ils n’étoient subordonné: aux assizes? Que seroient les assizes sans. le banc du roi? Que seroit le banc du Roi sans un superieur! Vous ne pouvez vous arrêter à aucun de ces dégrés sans que la tirannie en soit une conséquence. Ce qui torme la vraie balance, c’est la graduation des pouvoirs et la subordination des uns aux autres. C’est la Couronre qui retient dans leurs orbites cesastres subalternes. 11 n’y a point de semblable pouvoir en France, voila pourquoi tout y est confusion et tirannie. On sent l'admirable utilité des magistrats, des sessions, des assizes, &c. on en convient: mais on voudrait conserver toutes ces choses sans avoir un magistrat suprème; C'est comme si on voulait avoir de l'attraction sans matiére, et la chaleur solaire sans soleil. !

« Jusoy’a présent dit le Dr. Prirsrrey, la généralité des gouvernements n’a gueres élé autre chose qu’une combinaison du PeTIT NOMBRE contre le grand nombre; et les interêts du genre humain ont été trop longtemps sacrifiés aux passions

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r8 L'FXEMPLE pe La FRANCE

basses et aux fourberies de ce petit nombre. Des nations entiéres ont été inondées de sang, toutes les sources de la prospérité future ont cté taries pour satisfaire les caprices de quelques individus les plus méprisakles ou les plus exécrables de l'espece humaine. Car qu'ont été autre chose tous les rois, leurs ministres et leur maitresses aux volontés de qui des royaumes entiers ont été soumis? Que pouvons nous dire de ceux qui jusqu'à présent ont tenu le timon des affaires des nations, sinon qu'ils ont éte ou forbles ou méchants, et quelque fois l’un et l’autre ? De là vient le reproche qu'on fait communcement à toutes les histoires, de ne représenter presque d'autre spectacle que celui des vices et des mi‘ères du genre humain, c'est pourquoi il faut espérer dès a présent que les aflaires changeront de face et presenteront un coup d'œil pius agréable.”” *

Il y a dequoi rire en lisant ce passage quand on pense aux événements arrivés depuis qu'il est écrit. 11 paroïit maintenant que la combinaison du GxanNp NoMBrE contre le PETIT peut aussi inonder de sang une nation, et cela avec une cruauté d'autant plus abominable qu'elle est exercée de la part du GRAND NOMBRE, sans aucune nécessité; il paroit maintenant que les sources de la prospérité peuvent être taries sans ministres et sans maitresses.

Jl paroit que la faiblesse et la méchanceté peuvent prendre en main le timon des affaires, sans que des rois.s'en mélent ; enfin il paroit que l'histoire ne cessera pas encore de présenter le spectacle des vices et des misères du genre humain.

Sureté Personnelle.

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AVIS à La GRANDE BRETAGNE. 1

France.—I]l n'y en a absolument aucune.—Bien des gens regarderoient comme superflu de citer des exemples en preuve de ce fait ; tant il est notoire, Cependant il y a des circonstances qui méritent d’être remarquées, moins pour prouver que les premiers et les plus sacrés devoirs du gouvernement ont ‘cé violés, que pour montrer que ces violati= ons ont été commises par PRINCIPE €t que C’est l'Assemblee Nationale qui les a commis, ou qui les a permis. La declaration des droits de l'homme et du citoyen perte que personie ne peut être accusé, arrêté, où détenu excepié dans les cas déterminés par La loi, et confirmement aux form-s que la ic$ aura prescrit. Telleest la lettre de la loi :-—qu'elle en es£ l'exécution? À Niozr une populace alterée de sang se saisit de quelques contre révolutionaires, et pour piroitre 86 couvrir au moins d'une ombre de justice, elle les denonce à l'Assemblée Nationale; et l'Assem lee Nationale decrète que tous les tribunaux du royaurïte Piurronf juger, sans appel, tous les crimes commis contre sa évolution. *

Afin de satisfaire à Paris cette soif de sang que des milliers de meurtres n'avoient encore pu y etancher, l’Assemblée décrête que les prisonniers d'ORLEANS 5EronE transfeics à Paris; c'est à dire qu'on les soustrait a une cour de justice légalement établie qui leur laisse une espérance de

usrice dans le hazard, pour les soumettre à une autre ile galé ou le hazard méme ne leur otfre aucune lueur de cette espérance :—ce decrêt fut porté en conséquence des addresses des députations de la Cominune de Pauis.—/l est iemps que les criminels d'Orleans soient traniferis à Paris, pour } recevoir Je cha'iment de leurs crimes, st Uous n° conseniix à cetle demande mous me pouvons répondre de la'venreance du peuple, — vus nous avez entendu, et vous savez que l'insurrection el uï devcir sacré ! Invite aux honneurs de la séance!!! Tout le monde connoit la fia tragique de ces prisoniers.

La déclaration des droits de l'homme dit que personne ne sera puni qu'en veriu d'une loi établie et promulyuée précédemment à Ll'offense et légalement appliquée. L'application est

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* Moniteur, 5.

20 L'EXEMPLE pe La FRANCE

que la désobcisance dans les colonies sera regardée comme décrète crime de haute trahison, et que ceux qui s'en rendront cou- gés de pables seront envoyés en France pour y être punis selon la core à rigue :r de le loi, La liberté de la PRESSE étoit un des arti- semble clés la0 claration, Voila la théorie ; mais la pratique a été soniers. de supprimer tous les papiers qui n'étoient pas jacobins et de pendan décapiter L:urs auteurs. J1 n'est pas étonnant que sous une | tant d'i ! telle espèce de gouvernement les prisons soient vuidées par À elles, et 4! le massacre, et remplies de nouveau par des ordres arbitraires. M empris | Le 16 Septembre le ministre écrit ainsi à l'Assemblée, 44 K chose. | ll liéerté natureile, civile et polis que de la nalion est mise en ques- de s’ass | Al dns depuis le &, plus de cing vents personnes ont été crrèlées, ne peut | 1h ensorie que les prisons somt aussi pleines que jamais, * On ne manœu "A peut rendre aucune raison satisfaisante des aulorités qui agissent manœu Li ainsi : 1/5 ont été emprisonnés par crére scit de la municrpalité, çois, d j soit des sections, soit du peuple, soit même d'individus ; et il y a faire le { À peu de ces ordres dont wn do ne la raison. entend

4% OX pourroit présumer que l'Assemblée Nationale infor- FREE mée d’un abus s! énorme va s'empresser d'y apporter re- de ide mêde, Muis ce qui est fort curieux c'est la marche qu'elle maire | prend dans cette aflaire—voyons son decrét du 8 d'Octobre, dde La Convention Naticnale décrète que les citoyens délenus dans des An le maisons qni ne sont ni frisons, ni maisons d'arrêt, sert dans ue le quine jours transferés dans des prisons légales et qu'après ce temps la sect: ceux la seront relachés cortre lesqueïs il ne paroitra ni mandat du Lu: d'arrel, ni decrêt d'accusation. Ÿ LA ondam,

UN» tel décrêt n'est il pas bien suffisant pour ôrer tous és les doutes, s’il en restoit encore, sur la tirannie réelle sous ni laquelle gémit la +rarce. L'Assemblée elle même convient si a] qu il y a des citoyens illégalement enfermés dans des prisons su illégales et sans décrêt de prise de corps ; et on peut garder tes Dit des citoyens AINSI traités, quinze jours avant de les mettre pi en liberté! Le 16 Seprembre la Convention reçoit la note . Not offcielle du: ministre et elle attend au 8 d'Octobre pour tes par

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® Comparés re nombre à celui de surr prisoniers, les seul: trouvé: 5

la Bastille quand eile a été prise par la populace; encore sut ds sept n'y en avoit t-il que trois d'état. | + Monit, 9 Oct,

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décrêter que les emprisonnements arbitraires seront prolongés de quinze jours ! ! ! Mais nous n'en sommes pas en core à la fin, car le 1: de Novembre on se plaint à l'Assemulee de ce qu'on n'x pas encore fait de rapport sur les prisoniers. * Et ce qui merite une grande attention «it que pendant ce long espace de temp le l'emprisonr ‘ut de tant d'infortunés, PaR1s étoit dans des convulsions continuelles, et chaque jour il y avoit des raisons de craindre qu'être emprisonné et massacré ne fussent qu'une seule €t même chose. Emprisonner arbitrairement et sur dés soupçons afin de s'assurer de ceux contre qui on n'ose pas, ou contre qui on ne peut pas porter des accusations publiques, c'est lune des manœuvres qui conviennent le mieux à la tyrannie: C'est une manœuvre digne d'un des Membres du pandæmonium françois, de cet infame sçelerat qui en parlant sur la question de faire le procès au roi, condamnoit ce prince infortuné, à entendre les cris feroces de ces tribunes qui bientôt exécuteroient ses désirs sanguinaires.— Le premier el le plus naturel de mes désirs, dit MoRRISON, seroit de voir ce monsire Sanguimaire (LOUIS xV1) expier son crime par les plus cruelles 1ortures. + Les rois passeront dit un autre {GonNCHON 12 Dec.) mais la déclaration des droits et des piques ne passera jamai

Que le liran entende ici sa condamnation. La députation de la section des gardes françoises s'exprime ainsi :— La section du Luxembourg a juré de poignarder Louis XVI si vous me le condamnez a perir sur l'’échafjaud ; elle nous a invité a acceder à cette résolution. Ÿ Kt l’on osera dire que la déclaration des droits de l'homme n'e.: pas ensevelie dans la poussiere, quand on tient un pareil langage en parlant d'un prisonnier qui n'à pas été entendu, et cela au milieu d’applaudissements unanimes et repetés ! mais il n'y avoit que ceux dont les piques étoient prêtes qui donnassentcesapplaudissements.

Nous citons ces faits authentics tels qu’ils ontété rapportés par le temoignage de ceux qui en sont les auteurs et les partisants. Et cependant dans l'Etat politique de l’Europe, imprimé chez JorDAN, composé par PayNE et compagnie,

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* Monit, 13 Nov. | +tihidr4. | Ÿ ibid 29 Dec.

22 L'EX EMPLE pr 14 FRANCE

nous lisons au NO 6 p.43:,—que dans Paris on respecte le

conservation sacree de: propriéies, qu'il n'y a point au minde un endroit où les loix suient plus un! :ersellement obéies et respectées ! 1 voila ce qu’on ose écrire a la face de tant de faits atroces placés dans le plus grand jour, Oh! de quoi n'est pas capable l’impudence jacobine

MararT, qui si l’on excepte peut-être Peruron, est coupable plus qu'aucun autre du sang répandu le 2 Septembre, l'infame Marat cherche a prouver que ces horreurs ont été le fait non d'un petit nombre, mais du peuple. —Quand aux massacres des 2 et 3 Seplembre, c'est une alrccité ge les représenter comme l'ouvrage d'une bande de brigands,—s'il en étoit ainsi, l'Assemblée, le ministre de l'intérieur, et le Maire de Paris sercient les coupables, et rien au monde ne pourreit les laver du crime de ne pas avoir prévénu des assassinats qui out du £ trois jours: mais ils diront sans doute que cela étoit impossible, Puisque la garde nationale, les fédérés et le peuple s'en meictent également. Pethion resta tranquillement à table avec Brissotet ses amis, ne dédaigna de quitter la partie, méme lorsqu'il eut reçu les commissaires ChTUOYÉS par l’Assemblée qui lus enjoignoit d'arrèter ces excés, *

Voila les égards qu'on a eu pour la libert£ personelle, sous le regne que les philosophes ont établi sur les ruines du gouvernement le plus doux et le plus humain de toute | Eu:ope, le notre excepte.—C'est ce gouvernement qu'un de nos Orateurs réformateurs a cruellement difiamé en le décriant ainsi.—Æspèse de gouvernement qui a fouté aux pieds la proprie= té, la liberté et les vies de ses sujets; qui a trafiqué d’extorfions de cachols et de tortures ; el qui a préparé d'avance un jour de Vengeance sanguinaire. f

Ces expressions conviennent si parfaitement à ia fabrique érigée par la révolution, qu'on a peine à se persuader qu’elles puissent avoir éte prononcées pour un autre objet.

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* Journal de Marat NO 105. | + Discours de Mr, Sheridan,

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