AS STE
heridan,
AVIS à a GRANDE BRETAGNE. 23 Sureté des proprietés.
EEE Te
à S I je n’ävois entendu en Angleterre des conversations de jacobins, je n'aurois gueres sujet d'écrire ce paragraphe.—
Pour tout lecteur qui sait réflechir, il ne faut qu'un seul coup d'œil pour voir évidemment qu'il ue peut y avoir de sureté
de propriété où if n’y a point de liberté personelle. Ce se-
roit outrager le sens commun que de supposer qu'une popu-
Jace tyrannique respectera les propriétés de ceux à qui elle
coupe la gorge :—cs atteintes directes contre la propriété
sont des suites inévitables des emprisonnements arbitraires
et des massacres. Cependant malgré ces idées toutes sim-ples du sens commun, on à souvent repcté qu’on n’avoit violé en rien le droit de propriété, excepté à l'égard des émigrants dont la fuite étoit considérée comme un crime. Mais n’est il pas visible que des prisons remplies par des ordres arbitraires sur des simples soupçons, et ensuite vuidées par le massacre,—n'est il pas visible que des bruits continuels d'emprisonnements etd’assassinats sont bien capables d'allarmer et d'eHrayer; et qu'alors la fuite est l'effet non du crime mais de l'épouvante?—Vous déclarés émigrants ceux que «ous chassés par vos meurtres, et sous ce pretexte Vous COnfisqués leurs biens!--et voila ce que vous appellez - sureté de propriété.
Le cri d'Aristocrate ou de traitre est immédiatement suivi de la prison ou de la mort, et on a trouvé en cela un moyen aisé de payer ses dettes. M'étant informé d’un de mes Correspondants de ce qu'étoit devenu quelqu'un que j'avois connu à Paris, on m'a repondu qu'il avoit été rencontré dans une rue par une personne qui lui devoit une somme considérable, que certe pe sonne ne avoit pas plutôt vu qu'elle l'avoit dénonce comimeun traitre ét l’avoit fait maitre en prison. On n’a plus entendu parler de ce Monsieur de ma connois = sance, quoiqu'il n'y ait pas eu de massacré connu dans la prison où il étoit renfermé, Il est aisé de conjecturer la
maniere
24 L'EXEMPLE pe La FRANCE
maniere dont la dette aura été payée. Si les démons de ia discorde effectuoient une révolution dans ce royaume, et ramenoisnt encore une fois à Thetford, à Sandwich, ou a Lewes Mr. le Législateur Payne (fatigué d'être apellé le Polichinel de la Convention. *) il ne lui seroit pas difficile d'employer ce moyen de satisfaire tous ses créanciers quelque nombreux qu'ils fussent, il viendroit bien muni de cette recette françoise acquiter tous leurs comptes. Dans un pais ou de pareilles choses sont possibles tous les liens de la propriété sont rompus. S’imaginer quil y a surete de propriété, c’est une folie grossiere et insupportable; l'assurer c’est une imposture digne de mépris, et qui ne merite pas même l'indignation.
A Croié le roi, paroisse du Clermontois, l'intendant. d’un gentilhomme qui demeuroit loin de là, vint pour recevoir la rente de trois fermes considérables, On lui dit que la Convention avoit décrêté l'EGALITE”, et que rien au monde n'étoit plus contraire à l'égalité que de payer des rentes; car quoi de plus contraire à l'égalité que de voir un homme qui reçoit peu et travaille beaucoup faire des paiements à un autre homme qui reçoit beaucoup et ne travaille point du tout. L'’intendant repliqua que leur plaisanterie pouvoit être bonne, mais qu’il venoit chercher de l'argent et non de l'esprit, ee qu’il lui falloit de l'argent. On lui enjoignit de se retirer, ou de rester pourétre pendu. Le gentilhomme propriétaire demanda justice mais inutilement : il s'adressa à la municipalité, et tout le resultat de cette adresse fut que les municipaux ordonnerent aux fermiers de ceder lesterres ; ils en prirent possession par eux mêmes comme d’un dépot rachetable pour la nation, et les diviserent en portions partagtes entre les pauvres qui travaillent, c'est à dire entre eux mêmes. Peu importe de savoir ce qu’il s'en est suivi d’ailleurs; mais en attendant que devient le droit de propriété ? 11 est cependant probable qu'ils auront forcé le propriétaire a émigrer, aïn d'avoir une ralson de convenance pour retenir les biens qu’ils lui ont volé.
Les
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#* Nom qui lui est donné dans le journal de Marat 5 Mars, 1793.
Les maux € tendue du con vent êl sonnes chez € d'imp La pr d’être mette
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opriétaire pour rete-
Les
AVIS à ta GRANDE BRETAGNE.. 25
Les brigandages, et les vols même des terres SOnt des maux qui ne peuvent manquer de se répandre dans ‘uite l'étendue du royaume. On ne peut en douter d’après ce rapport du comite de sureté genérale.— L's ve sources naltonales pet vent être augmien é8s par des contributions 1mposécs SUT les per= sonnes aisées, et sur les opiniatres qui aitendent tranquillement chez eux la fin de la évolution, Aansi voila deux rai ons d'imposer des contributions sur deux sortes de particuliers. La premiere c’est de punir ceux qui ont commis le crime
d'être riches ; et la seconde C’est de punir ceux qui commettent le crime d'être tranquilles ! Comment est il possitées sous une telle legis-
ble que les propriétés soient respec Jation ?
Apres que la Convent nous n'avons pas besoin leve les impots.—
Ceux qui forment partout la majorité de chaque munici=
alité, ce sont les pauvres €t les petits propriétaires qui ne possedent que quelques arpents de terre! ce sont Ceux là
ui échapent à toute imposition, mais en même temps ils sont vigilants pour forcer les gros propriétaires à payer jusqu’au dernier liard, Les taxes sont imposées et levées par les assemblées de paroisse auxquelles tons assistent. Ceux qui ne possedent rien ordonnent et disposent de tout dans ces assemblées selon ce qu’il leur plait; et ils ont différents moyens pour la division des propriétés, bien plus efhicaces que ne seroit une loi directement agraire.
Que les cultivateurs de ce royaume se représentent le tableau de ce que seroit leur situation, si leurs ouvriers, leurs domestiques et les pauvres POUT le soulagement desquels ils payent une TAXE ; si tous ces gens là étoient armés et en quelque sorte enrégimentés, s'ils étoient en possession des charges de paroisse; s'ils décidoient non seulement les sommes d'argent à lever par (axés, mais encore la portion qui reviendroit à chacun d'eux en se les partageant, s'ils Merroient Le taux aux productions des terres du cultivateur,
AiICLIUIL! au se auuvur
s'ils fixoient les gages des domestiques et le salaire des ouvr
ion a adopté un si étrange principe; de demander de quelle masicre on
ets:
36 L'EXEMPLE pr 14 FRANCE ers, Je prends la liberté de demander s Maintena t de l aisance et de l'abondance pourroient s'assu rer de garder un seul shelling dans leur poche, en vivant Sous un tel système de gouvernement ? Je demande si Je Joug d'une pareille tirannie ne seroit pas plus insupportable
que relui du despotisme le plus décidé qu'il y ait maintenant en Europe ?
i Ceux qui jouissent
Quanple cultivateur se trouve ainsi exposé à l'oppression des Assemblées paroissiales; quand il setr
OUve ainsi entre les mains de ceux qui étoient ses infe-icurs peu de temps auparavant; quand il est à la me
rcide ceux qu'il anourri ct assisté, il n'est plus à l'abri des injustices de differentes especes. L'assemsue’e NATIONALE en autorisant la saisie des chevaux et des armes, a pris une mésure violentect tirannique ; Cependant comme elle étoit de fait émanée du corps lepis. latif, on pouvoit la regarder comme revetue de l'autorité d’un pouvoir établi ; mais la municipalité de Paris a été bien pius loin : car le 13 Septembre, le ministre du département de T'incégeur se plaint à l’Assemblée ce ce que Ja municipalité de Paris a envoyé dans les provinces des com- IMissaires munis d ordres tellement arbitraires qu'ils étoient absolument incompatibles avec sa Propre responsabilité. Quatre des administrateurs de sureté publique ont signé des ordres pour s'emparer des Personnes suspectes et des cffets précieux. °° C'esten veritéune commission admirable que celle de s'emparer des personnes Suspectes et des effets précieux dans un païs de liberté! Encore si c'étoit le corps législatif qui eut donné cette commission : mais non, c'est une simple corporation ; c'est la Corporation d'une seule ville qui envove dans les provinces des commissaires, c'est à dire des monarques despotes Charger d’emprisonner et de piller, et cela sous les yeux de l'Assemblée legislative, Les répub- Jicains qui s'occupent de l'ouvrage de Mr. Paie sur les Corpürations d'Angleterre finiront par être ennuyés et ras- Sasies de droits. Îls n'auront alors rien de mieux à faire
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* Moniteur, 24 Septembre,
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AVIS À La GRANDE BRETAGNE. 27
pour se soulager que de chercher le commentaire du texte de Mr. PainE dans la conduite des municipalités de France.
LA plainte suivante que SiLLERY porte à la Convention peut nous donner une juste idée des abus et des vols commis dans la vente des biens des émigrants. L’ameublement du Château de Nangus appartenant au baron de Breteuil, valoit au Mmeins quinze cents mille livres, et n'a presque rien produit. Six tapisseries des Gobelins qui avoïent couté trente mille livres en argent, ont été vendues 2,800 livres en assignats, une bcrloge qui avoit couté 24,000 livres en argent a été vendue pour 8ou livres en papier. *__ Voila combien est scrupuleuse l'administration de la chose publique parmi des républicains !
MararT nous découvre la source secrete des richesses de plusieurs membres de la Convention jadis aussi pauvres que lui. Barbaroux tenoit le cordon de la bourse comme 11 tenu la clef du boudoir, (il fait allusion à ce quil étoit le galant de Madame RolardA femme du ministre du moins si nous pouvons enjuger par la facilité avec laquelle 1l distribue à droite et à gaucheles assignats, Onaétébienétonré de énormes dépenses que font plusieurs Membres de l’Assemblée qu: comme moi, n'avownt que des deites pour tout patrimoine. Ces Me: sieurs quoique mariés entreliennent des filles, donnent des grands soupers, ei on vort toujours leurs femmes au spectacle. —Valas:é esi royahste, et dépense énor. mement.— Le beaupere de Pethion vit dans un palais, est habillé richement, roule carosse, tient une excellente iable, et à acheté la cave d’'Egmont Pignaterii qui lui a couté 23.000 livres.—Un laquais d: Moutesqu'eu est en même temps Colonel et pourvoyeur du régiment des bouffards braconiers cavalerie —Gorsas, Dulaure, Poncelin, Raœderer, Caritat, Rabaud sont tous payés par Rolard sur les 100,000 livres employées pour former l'esprit publie.
D'ux bout de la France à l’autre le mot de ralliement c’est le mot EGALITE", ils y joignent celui de Lissrre'; à peu près comme ces saltinbanques qui pour attraper l'argent des crédules, se servent d'épirhetes tavorites afin de mieux
D 2 faire
* Moniteur, 14 Sept, | + Journal de Marat, N Que,
28 L’'EX EMPLE pe LA FRANCE
faire valoir Icur beaune. Mis qu’entendent ils par ce mot d''galité après qu'on a suprimé la noblesse, tous les rar gs, tous les titres ettoutes les distinctions? Ils parlent beaucoup de l'euarire’ non qu'ils comprenn:nt la sisnifitation de ce mot, mais uniquement paré: qu ils l'ont souvent entendu repeter. Maxa o: serve que les gens du peuple se suivent les uns les autres comme des moutons, c’efl un ierrilieto reït que celui de l'exemple, car tout peupie fl naturel ment m'uloe mer, * Le mot d'egahré est ahsurde s'il ne sorte aucune at teinte à la propriété; car ne peut y avoir d'épalité j artout où ily à deux hommes dont lun e* riche ct l'autre pauvre. Maisil n'ya pas a se méprendre sur la nature de cette nauvelle égaliré ; les fais que j'ai cité l'expliquent assez claire ment. Yene suispa: étonné, dit Buzor, de Voir un arrel nous venrr sous le mm de M:moro a qui j'at entendu précher le partage des biens, lorsque j'éto's présdent du département de l'Eure ; “ais ce qui me surprend, C'est de Voir ce tête Momoro président d'une des sections de Paris. Ÿ
Nous entendons assurer en Angleterre que les propriétés ne sont point attaquées en France. Mais en France on n’entendra point cette asseition. Les commissaires Membres de la Convention envoyés pour appaiser l'émeute de Chartres, falli ent ay perir! A leur retour, il assurerent dans la Convention et prouverent par des faits qu'on avoi! mis en avance des principes d'uue loi agraire T
Avanr que de quitter le sujet que je traite en parlant de la sureté des propriétés en France, examinons en peu de mots qu’elle sureté. Iiya pour la recolte quicsten la possession du cultivateur; car de toutes les e:peces de proprie ées c'est la plus interressante. Une longue expérience nous à convaincu en Angleterre, que si cette espece de propriété n'étoit pas sacrée, toutes les classes de la societé en souffriroient aussitot ; ce seroit une playe mortelle portee au Syssème du gouvernement dans toutes s€s parties.
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& Journal de Marat, 5 Mars, 1793. — + Moniteur, 13 Ucéobrée
se Moniteur, à Decemore,
On dit mais sou n'est pas chant la considere sorte que que de l augment se sont | du briga gouvern bondant attiierer eur, ili ennuyar rentes V de Tot “ moye “les e:
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A VIS 4 za GRANDE BRETAGNE. 19
On dit que la derniere récolte en France a été abondante, mais sous le regne de l'anarchie, l'abondance naturelle n'est pas d'une grande resource. La populace en empechant la libie circulation des grains a fait aussitot monter considerablement le prix du bled dans plusieurs districts, ensorte que le peuple a trouvé plus convenable de saisir le bled que de lepayer. Îlen est résulté que partout le mal s’est augmenté ; 1l falloit bien s’y attendre ; car les fermiers ne se sont pas emnpressés de jetter leurs denrées dans la gueule du brigandage. Et voila un des bienfaits de ce nouveau gouvernement qui a Le pouvoir de convertir une récolte a-
bondante en moyen de famine ! cependant ces desordres
attiterent l'attention du ministre au département de l'interila violence : il £eroit trop
eur, il menasa même d'employer ennuyant de donner des extraits de ce quil écrivit à diffé rentes villes; voici comme il s'exprime en écrivant à celle de Tours:—"* Les municipalités doivent user de tous les: “ moyens possibles de persuasion envers les fermiers, pour « les engager à fournir les marchés: car il faut que je vous « dise que si les possesseurs de bled resistent à ces invitati- « Qns paternelles, on sera contraint d'employer envers eux « Jes moyens extremes."” (Moniteur, 17 Sept.)
Un cas de cette nature mérite toute l'attention et la reflexjon des cuitivateurs anglois: les cultivateurs en France portoient librement leur bled au marché, contents d’en recevoir un prix moderé et raisonnable. Le peuple par ses vio- Jences en a fait hausser ie prix ; €t le peuple pour se venger du resultat de ses violences, a mis leur bled au pillage.
La crainte de la famine est un des moindres maux qui doivent certainement résulter de cette conduite, Mais pour obvier à cet inconvénient, le ministre fait des mena-— ces ; et à qui? est ce à la populace de qui vient tout le desordre? Non, ce sont les fermiers Contre lesquels il menace d'employer des Moyens extrêmes comme pour Îles punir d'avoir été pillés par la canaille.—Par la mation. Si le cultivateur ainsi dépouillé a le malheur d'étre propriétaire, d’abord
il est victime d’une oppression qui le contraint à payer des taxes
30 EXEMPLE pr 14 FRANCE
taxes qu'une populace armée ne payera pas; ensuite pour qu'il soit plus en état de payer, son bled lui sera enlevé et saisi; enfin lc ministre le menacera d'employer contre lui des moyens extrêmes, comme s’il pouvoit être reduit à une extremité plus grande que celle de se voir arracher ses denrées par la violence. Même en supposant que ce soit là le moyen le plus extrême dont le ministre ait eu intention de parler, sa déclaration menaçante ne renfermeroit pas moins d’absurdité que de coquinerie. 11 faut avoir beaucoup plus d'esprit que j'en ai, pour appercevoir quelquedifférenccentre un gou vernement de cette nature et celui d'un Bacha Turc, qui commande arbitrairement et à coups de bâtons.
Le 5 d'octobre, le même ministre écrit à la Convention, Te suis irformé que les surveillants des subsistances militaires ne cessent de parcourir les campagnes, el que les armes àla main, ils Jorcent les fermicrs a fournir leurs denrées. De telles manieres d'agir détruisent loutes mesures prises pourmaintenir le bon ordre et empéchent infiniment la libre circulation des grains. Jene peux dissimuler à la Convention que cette conduite des pour voy= eurs militaires répand partout le désordre, et qu'il sera impossible d'approvisioner Paris, s'ils continuent à prendre les denrées des Jermiers, cu s'ils continuent d'en fixer le prix selon leur gre.
Cerrelettre du ministre surpasse s'il est possible, tout ce que l’administration des Jacobins agissants d'après les idées de liberté jacobine peut imaginer de plus frappant pour montrer le mépris parfait qu'ils font de la classe entiere des cultivateurs. Le ministre étale aux yeux de la Convention toute la grandeur du mal; et qu'elle est sa conclusion ? Quoi, dit il, si on souffre de pareilles choses, j/ sera 1N1DOS = sible d'approvisioner Paris! 1! Voila le seul mal. Quand aux malheureux fermiers qu'on depouille, il convient que c’est un désordre de les piller, maisdans le résumé qu'il fait de son discours pour persuader au corps Législatif la nécessité d'arréter le mal, il ne parle que de l'approvisonement de Paris! Si Paris est pourvu de subsistances, tout est bien; mais pour les fermiers, c’est leur affaire de prendre garde à eux.
Îz y en a qui nous disent en Angleterre que la révolution
de
de France griculture mais que vaut un #
Nos cu aucune € violences forcés de leur tienc la tête.
la famine #’y a don
: des comn
grains est Ces ex conseque Ils’eftbea ilenare France.
qui se soi Veau tous voyoient pindu ne
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mais aft LITE’ de.
fermier, entre sa Quen principe par ce q propriété vres pou ferme de ble sion
uite pour enlevé et ontre lui à une exs denrées le moyen de parler, d’absur.
s d'esprit € UN ZOU« lurc, qui
nvention, litaires ne main, ils manteres » bon ordre Is, Jene four voy= impossible enrées des re.
, tout ce les idées int pour tiere des nvention clusion ?
ra 1MD05= sand aux jue c’est it de son ité d'are Paris!
nn; mais > à cux.
volution de
AVIS 4 za GRANDE BRETAGNE, KL
de France a été dans son commencement très favorable à l’agriculture; (par la suppression des dimes particulierement) mais que Ceux qui tiennent ce langage considerent ce que vaut un #arché libre.
Nos culrivateurs ne tarderont pas à reconnoitre qu’il n'y a aucune exemption ni faveur capable de les dédomager des violences qu'on leur feroit les armes à Ja main, s'ils étoient forcés de livrer leurs denrées pour le prix fixé par ceux qui leur tiendroient la pique contre la poitrine, ou le sabre sur la tête. Il n'est pas étonant qu’une pareille conduite amene la famine dans les villes, et la ruine dans les campagnes; il
#’y a donc rien qui doive nous surprendre dans le rapport
des commissaires de subsistance qui disent que /a d'sette des grains est extrême dans les grandes villes. *
Crs exemples et mille autres semblables nous font voir les consequences effectives et vivantes de la doctrine de Paie. Ils’eftbeaucoup étendu sur le luxe des grandes propriétés, et il en 2 recommandé la saisie ; sa doctrine a été réalisée en France. Il ya eu sans doute des cultivateurs en France qui se sont rejouis en vojant la nation rapprocher de leur ni- Veau tous les grands propriétaires du royaume, Ils ne prevoyoient pas que le principe d'égalité une fois établi et repindu ne manquerôir pas de mettre à un méme niveau routes
À des proprictés; 11s ne prévoyoient pas qu'un mendiant sans pain, | mais armé d’une pique, trouverait dans ce principe d’eca-
LITE des moyens d'établir un niveau entre lui et un riche fermier, et de faire disparoitre l'énorme inégalité qu’il ya entre sa besace vuide e& le grenier bien fourni du fermier, QUE nos compatriotes n'oublient donc jamais que le même principe qui attaque une propriété de 40,600 livres de rente par ce qu’elle est trop considerable relativement aux autrés propriétés, attaque aussi la propriété d'une ferme de 200 livres pour la mémeraison, et qui attaque même celle d’une ferme de ç0 livres de rente, parce qu’elle est trop cc iderable si on la compare avec la propriété de ceux qui ne posse-
dent
ee
mn
* Moniteur, 16 Novembre.
32 L'EXEMPLE pe LA FRANCE
dent que très peu de chose. Les événements terribles qui sé
passent maintenant en krance y ont causé des malheurs dont
la promptitude surpasse également tout ce que l'histoire peut
nous présenter et tout ce que l'imagination peut concevoir.
Soyons tous bien persuadés que ces événements offrent un
spectacle interressant pour tous les propriétaires, ct plus intéressant encore pour le cultivateur que pour tout autre.
La dispute qui cause tant de ravages dans ce royaume, autrefois si Aorissant, n'est point une dispute entre la liberté et la tirannie, ni entre un système de gouvernement protectetr et un systéme oppressif, Jlne s'agit au contraire que d'un seul point—La grande question qu'on débat en France ne regarde que la propriété ; c’est un procès qui se plaide par la voie des armes, pour savoir si ceux qui n'ont rie saisiront et possederont la propriété de ceux qui ont quelque chose, Question effrayante ; debat horrible qui ne peut finir que par une ruine universelle dans laquelle tous seront également enveloppés; dispute affreuse dans laquelle celui qui gagne, par la perte de son voisin, ne gagne que pour perdre à son tour, et pour se voir depouillé par quelque autre brigand plus fort
que lui; celui-ci par un autre; et ainsi de suite jusqu’à €t que}
le désordre, la confusion et l'anarchie ayent tout a fait converti la propriété en signal d’usurpation et d’invasion; ensorte que la pauvreté deviendra l’abni le plus assuré contre les at-
taques et la tirannie de la populace éffienée —Lisez chaquek article de la déclaration des droits de l’homme, et vous ver-k rez qu’il n’y en a pas un seul qui n'ait été viulé, quoique cha}
cunde ces articles soit annoncé comme droitimprescripiible de L'homme, il n’y en a pas un seul dont la violation n'ait été
accompagnée des cruautés les plus odieuses et les plus abo.
ménables.
Un anglois est fier de cette idée que sa maison est aussi respectée que le seroit un château: voyez qu'elle est à cel
égard la conduite du gouvernement jacobin! Décreté que les Municipalités sont autorisées à fouiller toutes les maisons peur JE
faire la recherche des armes, et pour y prendre l'état des ch
vaux el des voiiures qui peuvent séruir pour la gucrre. AUSSS tot après on a décreté sans aucune reserve qu'on les saisiroi
SL
C'etoit | gands le Voila un scntatior
St on alléguer le cas d anglois a
L'ETAT le gouve ces vérit crains ment ft dans ce :
soit ruin Scs arme
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d'ajouter est adreflé :
point indoi
Ceux qu lement déc quelque ten éois, malgr comine un!
Ils prirent fentes :arti les pretext:
sieurs souv ombre de su sera jamais | daigne, et «
tte répubic par une puis:
Ils ont saisi ports. Ils ét se propos Îls ont decte trance proje succés qu'ils
es qui sé eurs dont pire peut Jncevoir.
Frent un t plus in= ut autre.
je, autre iberte et rotectet'r que d'un France ne ide par la 1 Saisiront Ique chose, ir que par ement en ragne, par , Son tour, d plus fort u’a CE que a fait conn ; ensorte tre les at-l ez chaque VOUS VEr-} oique cha} scripiible de nn n’ait été s plus abo:.|
n est aussi e est à ct reté que l‘ sons Pour JE tat des cht re. Ausss es saisiroi C'e
AVIS a ta GRANDE BRETAGNE.
C'étoit là sonner le tocsin pour livrer au pillage des bri. gands les maisons de tous les Gentilhommes du royaume. Voila un des ouvrages du corps législatif élu par la repr scniation personelle.
St on demande qu'elle raison les tyrans de Paris peuvent alléguer pour justifier leur conduite, ils répondront que c'est le cas d'urgence ; c'est ce cas d'urgence qu'un réformateur anglois apelle un rejetton sorti de L'enfer.
L'erar de la France étant tel que je viens de le décrire pour le gouvernement, la liberté et la proprieté, je rapprochcrai ces vérités dans une même conclusion génerale ; et je ne Crains pas d'assurer que la révolution a complette ment ruiné ce royaume, Peut être me repliquera t on dans ce momeït, il ne paroit pas plus ruiné qu'il ne paroissoit ruiné il y a quelques mois, ou même quelques années, Ses armes me dira & on sont partout victorieuses.
E Ce
tt
«7 La note suivante n'est point dans Poriginal, On a cru nécessaire d'ajouter quelques observations, afin que ceux auxquels cet ouvrage est adreilé soient mieux informés de l'état actuel des choses et ñe soient point indaits en erreur par cette derniere phrase de l'auteur,
Ceux qui étoient à la tête du gouvernement de France, avoient solemnel= lement déclaré qu'ils renonçaient à tout projet de conquête. Cependant, quelque tems avant que cet ouvrage de Ma. Youna tut publié, fes fran- £ois, malgré cette déclaration solemnelle, ne tarderent pas à se répandre Comine un torrent dans les païs bas actrichiens et dans l'évêché de Liege. Ils prirent possession de l'un et l’autre état par la voie des armes. Diférentes :ariies de l'empire Germanique ont été le théatre de leursexcés. Sous les pretextes les plus frivoles, ils se sont emparés des possessions de plusieurs souverains de l'empire contre lesquels ils n’avoient pas même un ombre de sujet de plainte, Leur conduite dans Frankfort, ville libre, ne Sera jamais Guuic, [ls ont fait uñe invasion dans les états du roide Sardaigne, et en sit annexé une partie à la France. Ils ont bouleversé la pette répubique de Genêve, Toutes les puissances d'Italie ont eté menacées par une puissante flotte qu’ils avoient équipée pour croiser sur la Mediterranée, Ts ont saisi les vaifleaux de la Grande Bretagne qui se trouvoient dans leurs ports. [ls ont fait une invasion en Hollande, y ont fait quelques conquêtes, et se proposoient de piller les villes opulentes d’Amiterdam et de Rotterdam. Ils ont déclaré la guerre à l Angleterre et à la Hollande, et ont formé l’ée trange projet de la déclarer à toutes les puissances de l’Europe.— Voila les succés qu’ils venoient d’avoir, au moment ou Me, Youne à fait paroitre
4 L'EXEMLLE pr za FRANCE
Ce seroit s'engager dans une discussion inutile et trop étendue, que de chercher à déterminer le dégré d'oppression et de violence qui forme la vraie cause de la perte d'une nation, Si l'on ne veut reconnoitre la ruine d une nation que lorsqu elle est conquise par des étrangers, il faudra dire que l'empire de Maroc n'étoit point dans un état de ruine sous le regne d'un barbare qui tua de sa prop:e main 40,c00 homn es, et que la Turquie n'est point ruinée sous le despotisme des Bachas et des cordons du grand Sultan. Mais pour tout homme qui raisonne sagement, le danger de la qe et des propriétés doit être envisagé comme une vérita-
le ruine.
JL y a maintenant en France le plus grand danger pour la vie et les propriétés de tous ceux qu'un seul point élêve au dessus de la populace : un despotisme gigantesque et dévorant a renversé toute sureté pour ceux que leur propriété clevoit au dessus de la lie du peuple, En un mot LA Loi ne regne point; partout il y a un pouvoir superieur à celui de la loi, Une autorité despotique peut remplir les rangs des armées françoises, comme celles des Algériens le sont d'esclaves qu’on force a prendre les armes et a combattre. La victoire auroit beau suivre les étendards de la France, cile
n’en
cet ouvrage. Mais depuis cet époque la face de leurs affaires a entierement changé. Ils ont été chassés de la Hollande, de ; iège et de tous les païs bas, Mayence a été repris sur eux, et on leur a arraché toutes leur conquêtes en Allemagne. Ils ont perdu Valenciennes, Condé et plusieurs autres né de la plus grande importance sur leurs fronticres vers le nord, Toute eur puissance maritime sur la méditerranée a été anéantie d’un seul coup, par la reddition de Toulon; ils ne peuvent plus avoir de marine sur cette mer durant lecours de cette guerre, même en fuppofant la reprife de cette ville, Leurs pos essions dans les fndes Orientales, et dans ies Indes Occidentales sont perdues, Le nombre des h mmes qu'ils ont perdus est prodigieux et incalcula! le. Maïs ce qu’il y a contre eux de plus importañt, ce sont les ravages que la guerre civile fait maintenant dans l'interieur de la France ; 1 n'y à puint d'apparence jus ju”à présent que cette guerre intestine finisse de longtemps, quoiqu'ils ay ent souvent repe * dans leurs déclarations officielles qu’elles tcuchoit à sa fin, Les vinlences, : lecpotisme et les crue
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autes innombrables qui desolent ce royaume autrefois si Rorissant surpassent teute expression, et sont la honte de la nature humaine.
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L'AN fauts, € pais ce excepté classes et loua les pro Au co riches plus c l'agrici grande Ja pros le peu] autres gulier tout sans €) moyen royaut beaucc parais suites ges qu Voi faire d une ar lagric esclay y sont absolu ru ; S dépris faites,
et trop éppression rte d'une ne nation iudra dire de ruine in 40,C09 s le desn. Mais ger de la e vérita-
er pour la élève au et devopropriété LA LOI ne \ celui de rangs des sont d'estre. La ince, cile
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AVIS À La GRANDE BRETAGN. 35
n'en n'est pas moins ruinée que si les banmieres Germañ'jues voltigeoint dans Paris, dans Marseilles ec dans Bourde ux.
L'ancien gouvernement de France, malgré cous ses dé. fauts, étoit certainement me:lleur que celui d'auun autre païs considérable de l’Europe, (celui de l'Angleterre seul excepté) mais il y avoit beaucoup 6 abus dont toutes les classes de la société désiroient la reforme. Ce désir niturel et louable fit des démocrates dans toutes les claises, parmi les propri taires comme parmi c:ux qui ne possedoient rien. Au commencement de la revolution, le commere ue la France étoit trés florissant; ses colonies étoient les plus riches du monde; le cours public d'or et d'a went y étoit plus con:idérable qu'en aucun autre endroit de l'Europe ; l'agriculture y faisoit ds progrès; le peuple, à rai-on de la trop grande population, y étoit à la verité trop nombreux pour que la prospérité nationale put être portée au plus haut dégré ; le peuple cepandant y étoit a l'aise plus que dans plusieurs autres païs de l'Europe; le gouvernement étcit doux et régulier ; et ce qui étoit d'une conséquence plus grande que tout le reste, le roi plein de bonté, anim d un patriotisme sans exemple désiroit sincèrement employer toutes sortes de moyens raisonnables pour perfectioner la constitution du royaumé. Tous ces avantages ne feroi:nt pas à la verité beaucoup d'impression, si on ne vouloit qu'établir une comparaison entre la France et l'Angleterr:; mais ce sont les suites de la révolution qu'il faut comparer avec ces avantages qui l'ont précédé,
Voici selon la plus exacte vérité la description qu'on peut faire de l’état actuel de la France: son gouvernement est une anarchie qui ne fait aucun cas des vies ni des propriétés ; l'agriculture y dépérit rapidement ; les cultivateurs y sont esclaves de tous, et le peuplé y est aifainé ; les manufactures y sont anéanties, son commerce est détruit, et ses colonies absolument ruinées ; l'or et l'argent y ont totalement dispa ru ; son unique monnoie courante est un papier qui ést déprisé soit à cause des incroyables falsifications qu’on en a faites, soit à cause du montant énorme de trois milliards
E 2 qu'on
36 L'EXEMPLE pe 14 FRANCE
qu'on en à fabriqué; et ce papier monnoie fait avancer à.
jamais $ grand pas le moment ou toute espéces de circulatio® et d’in- : pue po dustrie sera dans une entire inaction. 1 € revenu national un plan( du royaume est diminué des trois quarts ; les villes sont des de la F scènes de révolte, de mas acre et de famine, et 1 s provin- aucune . ces sont piliées par des troupes de bandits. Enfin l'avenir ne béréditai lui offre d'autre perspective d’un ordre quelconque, ni d'au- le combl tre espérance de paix que dans une con titution qui doit être D facile di formée par une Convention de racaille Ct sunclionée par la che, ils meute des sans-culottes. ça-ira Le spectacle qu'offre la France, ce ne sont pas quelques fort jud hommes indignes devenus victimes d'un petit nombre de or pour Crimes COMMIS Contre eux, mais c'est une suite continuelle pour un de proscriptions horribles qui se répandent de loin commede n depare Près, et qui ravaent toutes les Parties du royaume;—c'est D du jour. l'äneantissement de tout rarg, de tout droit, de toute pro- en Fran P'ieté; — c'est la destruction de plus de la moitié des propriétaires de ce vaste empire:—c'est la législation des loups qui ne BOUVErRENt que pour détruire ; et tant de ssacres, de pillages et d'incendies, tant d’horreurs de toute espèce bien loin d'être nécessaires pour établir la liberté, l'ont détruite de Ja maniere la plus complette.— Etun mot, la trance est à présent sans aucun gouverne ment; l'anarchie y regne; les poignards et les piques de l1 canaille font la loi à tons ceux qui tormoient aupara. vant les classes les plus distinguées, et à tous ceux qui | Maintenant osent se moquer du phantome qu'ils apellent lé. gislature. la prpulace de Paris à cte pendant longtemps | Ar: Ch possession actuelle d'un pouvoir qu'aucun rival n a e.sayé | 4 Le de lui arracher; jamais elle ne s'en départira librement: si cars la Convent on s'avise de vouloir être libre, les membres qui distinoi la composent seront massactés. Fnfin après un cercle d'hor« L TeUTS Continuellentent renouvellées, la France ‘si les puis- Be
sances étrangeres n'y apportent remede} tombera sous le despotisme de Triumvirs ou de Dictateurs, etse trouvera a
voir changé l'empire d’un Bourbon pour celui d'un boucher,
Toutes les révolutions précédentes, dit Parxe, jusqu'à celle de
É'Amérique onj cté travaillées dans une atmosphere de Cour, et Jamais
vancer à, \et d’innational sont des provinavenir ne ni d'audoit être e par la
quelques nbre de ntinuelle mme de ;——C EST ite proitié des tion des tant de eu's de ablir la CITE, = UVErNE… ques de aUpara ‘eux qui Ilent lé.
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8 puissous le ivera a oucher, } celle de cour, et Jamais
L'EXEMPLE pe LA FRANCE 37
jamais sur le grand plancher d’une nation. * Malheureuse.
ment pour cette inéchante production, eile aété travailléesur un plancher assez large, puisque le sang et les propriétés de la France lui ont servi de base, Le tableau ne trouve aucune resemblance dans les états insipides des gouvernements héréditaires T Elle a trouvé dans des scènes d'horreur et dans le comble de l'iniquité de quoi l’h:mme est capable. T est facile de voir ce que les françois ont perdu, mais en revanche, ils ont gagné des assignats, des cocardes et la musique ça-ira. En vérité, il faut convenir qu'ils ont fait un échange fort judicieux et tout a fait avantageux; car ils ont donné leur or pour du papier, leur pain pour un ruban, et leur sang pour une chanson. Que le ciel nous préserve de la manie de pareils échanges! qu'il laisse les révolutions pour l’ordre du jour. pour l'aurore de la-raison qui se léve sur l'homme en France, $