‹ L'exercice de la médecine et le charlatanismeChapitre 30 sur 164 · MALADIES ÉVITABLES. — TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

MALADIES ÉVITABLES. — TUBERCULOSE

La prophylaxie familiale est donc nécessaire; le médecin a une mission à remplir quand on confie à ses soins un enfant né de parents tuberculeux; il doit s’efforcer d'écarter les germes tuberculeux de ce terrain qui ne demande qu’à être ensemencé. Changer la nature du terrain, cela rentre dans le domaine de la pathologie générale, nous n’en parlerons pas ici. Mais voyons ce que pourra faire le médecin, pour diminuer les chances que peut avoir son malade de prendre le bacille de Koch.

La désinfection, que nous avons préconisée comme le meilleur moyen prophylactique des maladies microbiennes, est, dansleeasqui nous occupe, biendifficileàpratiquer. Un varioleux, un cholérique, n’ont qu’une maladie passagère, accidentelle; elle dure quelques jours, au plus quelques semaines; il est facile de désinfecter les linges souillés et les locaux , u ne fois la maladie terminée. 11 n’en va pas de même de la tuberculose, dont la marche est beaucoup plus lente. Le phtisique traîne pendant deux ans, parfois plus, avant de mourir ; pendant tout ce temps, il sème des bacilles de tous côtés, il en imprègne ses vêtements, les pièces de l’appartement ; ce n’est donc pas une, mais des quantités de désinfections successives qu’il serait nécessaire de pratiquer, pour détruire les germes qu’il dissémine pendant des mois ou des années.

Comme je vous l’ai dit, et comme vous avez pu vous en rendre compte par les exemples que j’ai mis sous vos yeux, deux moyens sont à notre disposition pour amener la tuberculose a diminuer de fréquence. En premier lieu, l’isolement des malades dans des sanatoriums (I ), qui permettra de pratiquer utilement la désinfection et empêchera les malades d’aller porteries germes au dehors; en second lieu, l’assainissement des maisons. Je vous l’ai déjà dit, et je ne saurais trop vous le répéter, 1 antidote du bacille, c’est l’air et la lumière; diminuez le nombre des logements insalubres, vous diminuerez par ce seul fait le nombre des cas de tulierculose.

(I) \oy. J. Boullet, Prophylaxie et trailemfnt de la tuberculose pubnnnaire par l’hygiène cl les sanataria. Thèse de Paris, 1898.

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3 Nouveau-nés. — Loi Théophile Roussel.

Je ne vous dirai que peu de mots de celle loi, inspirée par un scnlirnenl 1res élevé, mais qui na pu donner Ions

les résullals qu’on en atlendait.

La loi sur la proleclion de l’enfance, promulguée le ‘>3 décembre 1874, a le grand lort de n’avoir élé acceplee qu’avec limidilé; elle n’a pas la rigueur de celles qui onl élé conçues par des juristes, el on se heurte, dans son application, à des conlradictions ou à des impossibilités.

Cependant, la surveillance exercée sur les enfants en bas âge n’a pas élé sans donner de bons résultats, el, grâce a elle, on a vu la mortalité des enfants pendant le cours de la prc- ,„iére aimée diminuer dans la proportion d’un cinquième environ. C’est un résultat appréciable, mais qui pourrait encore devenir beaucoup meilleur.il esl à remarquer que notre mortalité infanlile est moins considérable que ce o des peuples avoisinants ; c’est une des causes qui peuven remLier à la faible natalité; on ne saura.l donc Irop veil-

1er à l’exécLilioa de celle loi.

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