‹ l` exercice de la medecineChapitre 12 sur 188 · NOM EE · texte numérisé non relu

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commerçants, de petits propriétaires agricoles, de contremaitres; et ce qui justifie cette assertion, c’est que, d’une façon générale, c'est dans les départements industriels que se forme le plus grand nombre d'officiers de santé. (Nous laissons de côté en ce moment la Corse, parce que, dans ce département, des conditions locales interviennent en un sens spécial.)

Supprimer les officiers de santé, c'est fermer à toute une classe de la société la carrière de la médecine.

D'autre part, comme parmi les enfants de cette classe particulièrement intéressante, parce qu’elle ne s'élève que par des efforts journaliers el persévérants, il se (rouverait des jeunes gens d’une intelligence distinguée, on ne pourrait pas, en présence des promesses de l’avenir, ne pas leur ouvrir l’accès des études de la médecine ; on serait donc forcé de les dispenser des épreuves scolaires que tout le monde tient comme indispensables ; l'officiat aurail disparu, mais, en même (emps, le niveau du doctorat serait menacé. ;

Cet argument a dû être abandonné par le Comité consultatif d'hygiène, parce que la loi du 15 juillet 1889 sur le recrutement de l’armée et le décret du 23 novembre 1889, ne stipulent aucune dispense pour les jeunes gens qui poursuivent leurs études en vue de l'officiat de santé, que, par suite, ces jeunes gens doivent faire trois ans de service militaire et quatre années au moins, cinq ordinairement, d'études médicales. On ne pouvait espérer que ces candidats à l'officiat, appartenant à des familles peu aisées, arrivant à la fin de leurs études au plus tôt à vingt-sept ou à vingt-huit ans, puissent être soutenus par leurs parents pendant tout ce temps, et que des études, interrompues par trois années de service militaire, ne soient pas forcément très imparfaites.

Dans ces conditions, pour résoudre la question du maintien ou de la suppression de l’officiat de santé, il ne restait plus qu'à déterminer si la suppression porterait préjudice aux intérêts des campagnes.

Voyons quel est le recrutement des officiers de santé au point de vue de leur nombre, de leur répartition, sur toute l'étendue du territoire, et leur répartition dans les villes et les campagnes.

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Le $ À ; À Fr Se è ms ni à # LR € 2 20 LA LOI DU 30 NOVEMBRE 1892.

Leur nombre peut être établi par deux statistiques, la première comprenant le total des diplômes délivrés aux docteurs et aux officiers de santé de 1795 à 1897, la seconde le relevé des praticiens en exercice d’après le Ministère de l'intérieur.

Nombre des diplômes délivrés de 1795 à 1897.

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