‹ l` exercice de la medecineChapitre 6 sur 188 · QUE VAUT LA NOUVELLE LOI · texte numérisé non relu

QUE VAUT LA NOUVELLE LOI

decine : d’une part parce qu'il lui était impossible d'évaluer

le dommage causé, car il ne pouvait prouver que le malade soigné par le rebouteur serait venu chez lui plutôt que chez tel autre de ses confrères; d'autre part, parce qu'il lui était défendu, de par la loi, de s'associer avec ses confrères, pour lutter collectivement contre l'envahissement du charlatanisme de tout ordre,

Grâce au manque de sanction pénale pour l’exerciceillégal de la médecine, le rebouteur ou charlatan n’était condamné qu'à une peine insignifiante par le tribunal de simple police, en général 3 francs d'amende. Ce fut le D' Gallard qui amena le tribunal à considérer chaque cas d'exercice illégal comme une contravention et à augmenter ainsi la pénalité vraiment dérisoire, pour des charlatans dont certains avaient une clientèle de beaucoup supérieure à celle des meilleurs médecins.

Enfin, Messieurs, la loi de ventôse avait indiqué quelles devaient être les conditions d'études et les examens nécessaires pour exercer la médecine, sans songer aux progrès que la science pouvait faire dans le cours des temps. Cette prescription fort regrettable amena les divers gouvernements à édicter, illégalement, des arrêtés relalifs aux études médicales; certains d’entre eux sont en discordance avec l’ancienne loi.

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