‹ L'Exercice du Droit de Chasse au Point de Vue CivilChapitre 18 sur 24 · DROIT DU CHASSEUR SUR LE GIBIER · texte numérisé non relu

DROIT DU CHASSEUR SUR LE GIBIER

Ce qu’on entend par «gibier ». La loi n’a pas défini ce qu’il fallait entendre par gibier. Dans son sens propre, ce mot ne s'applique qu'aux animaux susceptibles d’être mangés, il vient en effet du latin cibaria, aliments, ou cibus, nourriture. Et Merlin dit dans son répertoire de jurisprudence : « On appelle gibier les animaux que l’on prend à la chasse et dont la chair est bonne à manger ».

C'est en ce sens qu'est pris le mot quand la loi s'occupe de la vente et du colportage du gibier.

Mais cette définition est beaucoup trop étroite dans tous les autres cas ; le gibier comprend tous les animaux qui font communément l’objet de la recherche et de la poursuite des chasseurs.

« Ainsi, dit Petit (1), bien que l’on ne puisse considérer comme gibier que les quadrupèdes destinés à être mangés, il ne faut pas moins tenir comme évident que ce n’est pas

seulement la poursuite de ces animaux qui constitue un

(1) Petit, Traité complet du droit de chasse, page 2.

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