‹ L'exil de Machiavel drame en trois actes et en vers (volume 2)Chapitre 37 sur 55 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Mon frère me haïr !

ALIX, FÜLVI.

FULVI.»

ALIX

Vos liens sont rompus.

11 voit que je vous aime, il ne vous aime plus !

FULVI.

Non, d’un vil sentiment son âme est incapable.

Et mon frère jamais ne peut être coupable :

Chassez de votre esprit ces pensers dangereux ;

Doit-on croire le mal, alors qu’on est heureux ?

Et quel parfait bonheur l’avenir nous prépare !

Si de mon père encor quelque erreur me sépare,

Mon respect et mes soins doivent le désarmer,

Et je prétends le vaincre à force de l'aimer !

La famille, l’amour, l’amitié la plus pure,

Tout nous rit, sourions à toute la nature.

Heureux, soyons meilleurs... exilons loin de nous Le soupçon, ce fléau des méchants, des jaloux...

Quel soupçon serait juste où les biens sont extrêmes,' Et que pourrais-je craindre, Alix, lorsque tu m’aimes?

ALIX

Oui, ta voix a chassé le soupçon de mon cœur,

Et je ne crains plus rien que l’excès du bonheur...

Je doutais, j’avais tort; ma crainte est dissipée.

Tout nous rit... je te crois...

(Apercevant Minto qui parait.)

Mais reprends ton épée.

L’EXIL DE MACHIAVEL

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