SCÈNE PREMIÈRE
Mon frère me haïr !
ALIX, FÜLVI.
FULVI.»
ALIX
Vos liens sont rompus.
11 voit que je vous aime, il ne vous aime plus !
FULVI.
Non, d’un vil sentiment son âme est incapable.
Et mon frère jamais ne peut être coupable :
Chassez de votre esprit ces pensers dangereux ;
Doit-on croire le mal, alors qu’on est heureux ?
Et quel parfait bonheur l’avenir nous prépare !
Si de mon père encor quelque erreur me sépare,
Mon respect et mes soins doivent le désarmer,
Et je prétends le vaincre à force de l'aimer !
La famille, l’amour, l’amitié la plus pure,
Tout nous rit, sourions à toute la nature.
Heureux, soyons meilleurs... exilons loin de nous Le soupçon, ce fléau des méchants, des jaloux...
Quel soupçon serait juste où les biens sont extrêmes,' Et que pourrais-je craindre, Alix, lorsque tu m’aimes?
ALIX
Oui, ta voix a chassé le soupçon de mon cœur,
Et je ne crains plus rien que l’excès du bonheur...
Je doutais, j’avais tort; ma crainte est dissipée.
Tout nous rit... je te crois...
(Apercevant Minto qui parait.)
Mais reprends ton épée.
L’EXIL DE MACHIAVEL