‹ L'exode des classes dirigeantes à la cession du Canada [microforme]Chapitre 2 sur 10 · CET OMOESS EE LATE · texte numérisé non relu

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conquête, de voir s'éloigner de ses rivages pour toujours, les représentants de cette majorité qu’il avait tant respectée, de ces frères, ces amis, ces protecteurs qu’il n’avait cessé d’aimer et d’admirer, ne saurait entrer dans un nouvel ordre de choses sans être agité, il nous semble, jusqu’au plus profond des entrailles. Que les Canadiens, sous le coup du découragement, en présence d’un avenir extrêmement difficile à prévoir, soient alors tombés dans une espèce de marasme voisin du désespoir, rien de plus naturel. Cependant, grâce à l'intervention d’une Providence évidente, manifeste, il n’en fut rien, au dire même de Garneau.

Dans l'intervalle qui s’écoula entre l’embarquement des troupes pour la France et [a ratification du Traite de Paris, “les Canadiens, dit-il, qui n’avaient pas quitté l’armée après le siège de Québec, l’abandonnèrent tout à fait après la capitulation de Montréal, et la paix la plus profonde régna bientôt dans tout le pays. À peine se seraient-ils aperçus qu’ils sortaient d’une longue et sanglante guerre, sans les affreuses dévastations qui avaient été commises.”

Les Canadiens l’écrivaient même en France, ainsi que l’attestent nombre de lettres adressées à ceux des nôtres alors dans l’ancienne mère-patrie, où ils s'étaient rendus pour surveiller de près leurs affaires.

Enfin, arrive le compromis international qui scelle irrévocablement notre séparation. La répudiation, pour ainsi dire, par le gouvernement français, de la monnaie de carte et des ordonnances jette dans une ruine à peu près complète nos classes aisées.

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30 L’EXODE DES CLASSES DIRIGEANTES 1 Le coup fut terrible, on le comprend; mais nos ; compatriotes ne s’en laissèrent point abattre. Presque } tous ceux qui étaient alors en France lui dirent un L suprême adieu et revinrent au Canada, bien résolus À de combattre généreusement côte à côte avec leurs \ | nouveaux compatriotes, les ennemis d’hier, dans le | difficile chemin de la vie. Le sort en était jeté: ils | u ne devaient plus être que des Canadiens. ï | C’est à cette décisive époque que nous revinrent, : entre autres, car il serait trop long de les énumérer 1 tous, les À De Montenoy, Perrault, :

Le chevalier de Niverville, De Lanaudière, à Sabrevois, Duchesnay, “ Hertel, De Lotbinière, 4 Lachevrotière, Chorel de St-Romain, À De Meyer, Dufy-Charest, :] Bertrand du Boishue, St-Ange-Charly, Guy; De Vienne, Remont, De LaMorandière, !

Godfrot de Linctot, Hertel de Chambly, De Montesson, fils, De Lanaudière, père, î Schindier, Levesque, ÿ , Denau de Muy, É, De Montizambert, Porlier, Bouvet, Desauniers Beaubien, Û De Bleury, Méztère, ] Baby de Ranville, Etc., etc. Hi $ Nous voyons même, rappelés par leurs parents, | descendre sur nos rivages pour s’y fixer, ces jeunes 1 officiers canadiens, qui avaient été attachés à l’armée {

régulière française.

Parmi eux nous comptons les

T'arteu de Lanaudière, fils, Sabrevois de Bleury, Picoté de Belestre, Vassal de Montviel,

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