‹ L'expansion allemande hors d'Europe:Chapitre 19 sur 48 · francs au taux du change en · texte numérisé non relu

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dans les environs, des subsides annuels de quelques centaines de marks.

Des subventions ou des souscriptions pourront remédier à la situation matérielle de ces écoles. Mais un double danger menace leur existence. C'est d'abord, dans les picadas^ Tindifférence des colons : « Notre école, où fréquentent trente enfants, écrit un instituteur de Blumenau, pourrait avoir beaucoup d'élèves, puisque la colonie comprend 150 familles. Mais les vieux colons, ceux qui sont venus d'Allemagne (ce sont, dans une proportion de 90 p. 100, des Poméraniens) n'ont plus guère d'enfants en âge d'aller à l'école, et la deuxième génération, qui est encore allemande par la langue et par les mœurs, a peu d'intérêt et de compréhension pour la nécessité d'une bonne éducation scolaire* ».

L'autre danger, c'est l'introduction du portugais dans l'enseignement; cette compromission conduit souvent les écoles allemandes à fusionner avec les écoles de langue portugaise. Le portugais finit, par un entraînement progressif et fatal, par prendre le dessus. Les écoles des grands centres ne peuvent pas se refuser à enseigner le portugais. Elles y perdraient d'abord les subventions que leur accorde parfois le gouvernement brésilien. Elles y perdraient aussi un grand nombre d'élèves, qui, vivant dans un milieu brésilien, sentent la nécessité de parler portugais ; la plus importante école allemande de Porto Alegre, bien que sub-

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