‹ L'expansion allemande hors d'Europe:Chapitre 20 sur 48 · Deutsche Schulen,,,, p · texte numérisé non relu

Deutsche Schulen,,,, p

ventionnée par TEmpire allemand, enseigne simultanément Tallemaiidy le portugais, le français et l'anglais. On a dit de Tallemand, non sans vérité, qu'il n'est pas une langue d'exportation. De même qu'il succombe aux Ëtats-Unis dans sa concurrence avec l'anglais, de même il semble céder au Brésil devant le portugais. C'est que sans doute, malgré sa richesse et sa variété, que personne ne songe à contester, la langue allemande présente, à qui veut l'apprendre, des difficultés de syntaxe, de prononciation et même d'écriture, qui rebutent d'abord. Le portugais, langue logique, claire et facile à prononcer, séduit les enfants, et c'est le portugais qu'ils parlent de préférence, si l'occasion leur est donnée de l'apprendre en même temps que l'allemand. Les témoignages ne manquent pas. Un maître d'école d'une colonie éloignée écrit :

Nous sommes ici à la limite du territoire de langue allemande. Nos terres touchent au campOy qu'habite une population exclusivement portugaise de langage. Les Allemands dispersés çà et là se sont déjà fondus dans Télément brésilien; leurs descendants ne savent déjà plus ce que signifie le mot allemand. Même dans notre district demeurent quelques familles d'origine allemande, qui ne consentent qu'à regret à parler allemand, en donnant pour raison qu'elles n'ont jamais été dans une école allemande, et que le portugais leur paraît plus facile ^

A supposer môme que l'école puisse perpétuer l'emploi de la langue allemande, pourrait-elle conserver chez les enfants une mentalité allemande ?

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