‹ L'expansion allemande hors d'Europe:Chapitre 37 sur 48 · Op. cit,, p · texte numérisé non relu

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C'est ensuite la montée lente, en chemin de fer, vers le haut plateau intérieur. D'abord le désert de sable, puis, dans une montagne sauvage, une vallée desséchée, que suit la ligne, souvent endommagée par les rebelles. A la forteresse de Windhuk on équipe les arrivants. Et, sous la conduite de quelques Boers et d'anciens soldats, traînant derrière lui un long convoi de voitures du Cap, le régiment gagne la brousse :

Ce que nous voyions était un immense haut plateau, au sol d'un jaune rougeâtre, où croissait pauvrement une herbe rude, jaunâtre et sèche, qui s'agitait à hauteur du genou comme du seigle clairsemé. Épars dans cette herbe, des buissons épineux et résistants, tantôt écartés les uns des autres, tantôt resserrés, se dressaient, à hauteur d'homme d'abord, ensuite jusqu'à trois et quatre mètres. A la fin ils étaient si pressés, que leurs têtes se touchaient. Dans le lointain on voyait çà et là, surgir de l'immense plaine de hauts pics isolés et abrupts; une ou deux fois, nous aperçûmes devant nous, aune distance infinie, un peu au-dessus de la plaine, dans le miroitement de l'air enflammé et tremblant, ce que nous désirions voir : de hauts arbres couverts de fruits et des étendues bleues semblables à des étangs. Mais cela disparut bientôt ; c'étaient des mirages K

Dans cette étendue immense, toujours semblable à elle-même, ces quelques centaines d'hommes essaient de cerner une bande mobile et insaisissable de Hereros. C'est vainement qu'ils cherchent pendant des semaines la trace de l'ennemi; tout le pays est désert.

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