‹ L'expansion allemande hors d'Europe:Chapitre 43 sur 48 · Der Feldzug gegen die HereroSy p · texte numérisé non relu

Der Feldzug gegen die HereroSy p

qu'un simple prétexte; — elle Ta été au nom des principes supérieurs du christianisme et de la civilisation. Le rappel du gouverneur Leutwein a marqué la défaveur de la politique d'assimilation. On a donné satisfaction aux cercles coloniaux, en faisant anéantir aux deux tiers le peuple des Hereros ; le nombre- des insurgés en armes ne dépassait guère 6 ou 7 000 ; le nombre des morts a dépassé 40000. Il y a cependant des mécontents qui se plaignent que la besogne est restée inachevée, que le déblaiement n'est pas complet. Un de ces intransigeants, autrefois maître d'école dans la colonie, exprime ainsi son opinion dans une brochure assez prétentieusement rédigée, mais à laquelle on ne peut pas dénier toute influence, puisqu'elle a été citée à la tribune du Reichstag*, et que le duc Jean Albert de Mecklembourg, leader des coloniaux allemands, en a accepté la dédicace :

La question des indigènes doit être résolue uniquement dans le sens de révolution naturelle de Thistoire universelle, c'est-à-dire que la moralité supérieure doit avoir le pas sur la civilisation inférieure. L'état moderne, en tant que puissance coloniale, commet vis-à-vis de ses sujets le plus grand des crimes, lorsque se laissant hypnotiser et dominer par de confuses idées humanitaires, il épargne aux dépens de ses propres nationaux des races nègres vouées à disparaître, et par conséquent travaille contre lui-même. Or la plus haute obligation morale d'un tel État, c'est de travailler à sa propre conservation. C'est pourquoi il est nécessaire de faire dans le Sud-Ouest table rase ^.

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