‹ L'expansion allemande hors d'Europe:Chapitre 7 sur 48 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

gande, s'en désintéressent soudain; en 1888, les deux sociétés se fondent en une seule, la Deutsche Kolonialgesellschaft, qui désormais ne s'occupe plus que des Schutzgebiete, c'est-à-dire des colonies allemandes proprement dites. Le temps des colonies spontanées est passé : on essaiera dorénavant de faire dévier l'émigration vers les terres du patrimoine national ; c'est le coup de grâce pour les settlements du Brésil qui ne reçoivent plus chaque année qu'un contingent négligeable de quelques centaines de colons.

Pourtant, la politique coloniale de l'Allemagne demeure encore, pendant quelques années, incertaine; on compte sur un développement spontané des Schutzgebiete; on voudrait réduire au minimum l'intervention de l'État ; c'est une période d'attente et d'indécision.

Mais peu à peu les ambitions impérialistes et les rêves de Weltpolitik, qui commencent à s'organiser en doctrine, imposent un système nouveau : le gouvernement impérial prend, d'une façon effective, la direction des affaires coloniales; il se substitue partout où il peut, aux grandes compagnies ; il augmente le budget des colonies, projette la création d'un ministère spécial, s'efforce de toutes les façons de regagner le temps perdu.

L'acquisition du port de Kiaotchéou, en Chine,

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