‹ L'expansion coloniale au Congo françaisChapitre 18 sur 98 · Voulgre, Le Congo français, Paris. 1897, ia-16, p · texte numérisé non relu

Voulgre, Le Congo français, Paris. 1897, ia-16, p

phyllades, du gneiss, des micaschistes, des phyllades pour la seconde fois, du granit divisant un assez large dépôt de quartzite veiné, du calcaire gris et du grès quartzeux fin et compact.

Du Gabon à la rivière Mouni, la succession des terrains est la même que celle de la région située entre le Kouilou et rOgôoué. Les terres d'alluvion y sont toutefois remplacées par des roches tantôt rouges, tantôt jaunes, selon qu'elles contiennent de l'oxyde de fer ou des sulfures.

En somme, un substratum de roches primitives, surtout de granit et de quartz, et, à la surface, un conglomérat d'argile et de latirite qui, en se désagrégeant, forme un petit gravier rougeàtre, tel est Taspect géologique de cette zone.

(( Au moment où ces phénomènes s'accomplissaient dans le centre de l'Afrique, les mers tertiaires recouvraient encore une grande partie du Sahara, s^avançaient même jusqu^au golfe de Guinée comme vient de le montrer une série de découvertes géologiques récentes. Il est probable que cette mer saharienne a subi une régression constante et qu'elle a été comblée peu à peu par l'apport d'alluvions venant des massifs dont nous venons de parler.

A l'époque secondaire, il est possible qu'une mer se soit étendue depuis l'Ethiopie jusqu'au Sénégal, s'avançant vers le cœur de l'Afrique jusqu'au 8^ parallèle, au Nil, au 9«au Chari, au 10^ dans la Benoué, au 12^ au Niger, au 14^ au Sénégal. Au sud de cette ligne, un massif ancien dont l'altitude est supérieure à 400 mètres et sur lequel on trouve le grès ancien

en couches horizontales, s'étend presque sans interruption depuis la région des Lacs, de TAfrique orientale jusqu'au Fouta-Djalon en Afrique occidentale.

Au nord de cette ligne, au contraire, on ne trouve plus les roches anciennes qu'en massifs isolés ayant formé des iles et des récifs qui subsistent encore en Afrique centrale sous forme de hauts rochers dispersés à travers les plaines. A vrai dire, on ne connaît pas de dépôts fossilifères secondaires dans cette région ; il en existe seulement en des points très éloignés. Dans toute la partie du bassin du Tchad, en particulier, on ne trouve ni fossiles secondaires, ni fossiles tertiaires. Le régime d'estuaire et le régime lacustre, qui, avant le régime éolien, se sont substitués au régime marin, ont laissé des dépôts d'eau douce très puissants qui, autour du lac Tchad masquent les dépôts tertiaires qui pourraient exister en dessous » (1).

Entre le Fittri et le lac Tchad, par exemple, la mission Chevalier a pu étudier la coupe d'un puits qui, malgré une profondeur de 55 mètres, ne traverse que des dépôts d'eau douce. Dans le bassin du Chari, depuis 8" 30 jusqu'au Tchad, ces formations lacustres, caractérisées par des couches de sable et d'argile partout très semblables, malheureusement toujours sans fossiles, recouvrent toutes les plaines de couches uniformes et attestent que primitivement ce pays n'a formé qu'un immense lac s'étendant du bassin du Nil au bassin du Sénégal et de la Gambie ; la dispersion des mollusques fluviatiles et des poissons d'eau douce dont les espèces sont absolument les mêmes au Nil, au Chari, à la Bénoué, au Niger, au Sénégal corrobore cette hypothèse. Ce terrain est

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