‹ L'expansion coloniale au Congo françaisChapitre 2 sur 98 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

prisonniers des barres, recevaient passivement les caravanes venues des lointains pays.

Dans le merveilleux mouvement d'expansion qui, dès 1885, après un demi-siècle d'inertie, nous poussait sur les grandes rivières pour nous conduire en quelques années sur le Nil et sur le Tchad par rOgôoué, la Sangha, le Congo et rOubangui, l'effort de l'épopée avait-il donc entièrement absorbé les facultés créatrices des artisans de l'œuvre glorieuse ? Non pas.

Des milliers de documents précieux, de patients itinéraires et de belles cartes, des centaines de volumes ont résumé les efforts très essaimes de la pénétration et de l'inventaire. Nous avons eu des récits de voyage très vivants, des ouvrages complets sur le Niari-Kouilou, sur TOgôoué, TOubangui et le Ghari, des notices détaillées sur le Loango et le Cacongo, le Mouni et la Sangha, des rapports très substantiels des nombreuses missions d'exploration et toutes ces richesses sommeillaient dans les archives lointaines de la colonie ou les cartons du ministère, attendant le spécialiste consciencieux qui devait glaner tant de témoignages et d'observations, les coordonner et les réunir dans un sérieux travail de science et de critique. M. Rouget a eu le courage de ce travail et je l'en félicite.

Son volume sur le Congo, facile à lire, riche des renseignements essentiels à posséder, est précédé déjà d'une lumineuse,histoire delà formation de la colonie et de Texpansion coloniale française dans le grand bassin équatorial. La description plus moderne et très exacte de la colonie d'aujourd'hui, si vaste et si diversifiée, nous change enfin des antiques monographies d'un minuscule Gabon. Le groupement har-

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