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LE PAYS ET LES GRANDES RÉGIOiNS NATURELLES 21?)
Le littoral. — La constitution orographique de cette région explique la nature du littoral. La côte est, en général, assez élevée, découpée à la fois par une multitude de cours d'eau, comme nous venons de l'indiquer, et par les intrusions successives de la mer qui a constitué un certain nombre de baies.
C'est d'abord, entre la pointe Pongara et la pointe Santa- Glara l'estuaire du Gabon qui a donné son nom à une partie de nos possessions et s'enfonce à 70 kilomètres dans les terres. Il est divisé en deux parties par l'île Goniquet et par l'île aux Perroquets. Ges deux parties qu'on peut désigner sous les noms de « bassin extérieur » et « bassin intérieur » ne sont pas également navigables. Malgré les bancs qui l'obstruent en certains endroits, le bassin extérieur est praticable pour les grands navires par des passes balisées avec soin ; il a des fonds de 9 à 10 mètres. Le bassin intérieur ne convient qu'aux petits bâtiments calant au plus 3 m. 50 à 4 mètres.
Après avoir dépassé le Gabon, on remarque, à Test du cap Lopez, la baie de Nazareth qui reçoit deux des bras du delta de rOgôoué, le Nazareth et le Yumbé. En continuant de descendre le long de la côte, on aperçoit l'île Mandji, au nord de laquelle se trouve le cap Lopez, et on atteint le Fernan Vaz, une des bouches de l'Ogôoué.
L'aspect de la côte se modifie alors complètement. Le rivage est bordé de lagunes malsaines, reste d'anciens estuaires desséchés. Une ligne ininterrompue de palétuviers et d'arbres touffus qui dissimulent les cases de Libreville, de Loango, de Massabi, jalonnent jusqu'à l'embouchure du Gongo le rivage où les seuls accidents de terrain à signaler sont le cap Sainte-Gatherine, Setté-Gama, la pointe Pedras, la pointe du Nord, le cap Matuti et la pointe Banda.
5i6 CO.NDITIOXS Dli LA Vil-: SOCIALK AU CONGO FRANÇAIS