‹ L'expansion coloniale au Congo françaisChapitre 51 sur 98 · unités · texte numérisé non relu

unités

(1) Journal officiel du Congo, 2^ année, 4905, n» 37, p. 274.

non compris les nouvelles unités, payées sur le crédit mis à la disposition de M. le lieutenant-gouverneur du Gabon pour les « Dépenses d'occupation et de pénétration » (chapitre VI du budget), soit 158 unités

Total 1.(30(3 unités

La dépense occasionnée par la garde régionale (personnel et matériel) n'est pas inférieure à 811.798 fr. 40 se décomposant comme suit :

Gabon 183.857 50

— (chapitre supplémentaire) . . . 100.000 »

Moyen-Congo 369.000 » } 811.798 40

Oubangui-Chari 122.482 50

Tchad . 36.358 40

Au point de vue des attributions, aux termes de l'arrêté local du 2 décembre 1902, « les diverses décisions et instructions relatives à la comptabilité ainsi qu'aux transmissions des situations, états ou pièces périodiques de la milice, seront appliquées au nouveau corps de police des gardes régionaux ; « les chefs de brigade et chefs de détachement des gardes régionaux devront prendre comme guide et appliquer la réglementation qui régissait la milice ».

L'occupation des territoires du Tchad, qui représente la majeure partie des dépenses militaires, est-elle nécessitée par des considérations d'ordre politique ou religieux ? Les forces de police du Gabon et du Moyen- Congo, d'autre part, sont-elles suffisantes pour maintenir notre autorité dans ces régions ? Une diminution des effectifs militaires du Tchad ne pourrait-elle être utilement compensée, au point de vue

budgétaire, par une augmentation des cadres de la garde régionale ?

Ces questions n'ont pas été sans préoccuper ces dernières années tous ceux quintéresse notre colonie congolaise. M. Le Hérissé, dans un récent rapport sur le budget des colonies (!), les a posées d'une façon très nette. Se basant sur une argumentation serrée. M. Le Hérissé concluait qu'il était nécessaire de modifier au Tchad une ligne de conduite, que ne justifiaient ni l'intérêt économique de ces régions, ni les considérations d'ordre politique ou religieux qui motivaient notre occupation de ces territoires, et que, réduisant nos troupes à des « effectifs suffisants pour le maintien du drapeau », les crédits demeurés disponibles pourraient trouver leur affectation « dans le relèvement de la situation économique qui a fait de réels progrès dans la partie exploitable de la colonie et du développement des forces de police du Gabon et du Moyen-Congo ».

Ce dernier vœu n'était-il pas du reste en conformité avec, la manière de voir du commissaire général de la colonie qui^ en tête du rapport d'ensemble sur la situation générale de la colonie en 1903 (2), formulait ce programme simple et pratique qu'il réalise avec vigueur :

(( 1° Augmentation des forces de police ;

2" Pénétration et reconnaissance des régions inexplorées ;

3° Contact permanent avec Vindigène au moyen de brigades de marche circulant dans ces mêmes régions? »

Doit-on néanmoins conclure à l'évacuation des forces militaires du Tchad ?

(1) Le Hérissé, rapport cité, 1904, p. 215.

(2) Page 1 .

Ce grave problème mérite réflexion, et une double préoccupation doit aussi bien nous guider dans la réforme qu'il serait possible d'apporter à l'organisation militaire actuelle ; il convient de ne pas laisser les territoires du Tchad à la merci d'une coalition dangereuse tant soit peu organisée, Ouadsaïens, Snousstes ou autres, ou du redoutable foyer de l'Islam que les menées musulmanes ont fait du Ouadaï, au même titre qu'il est nécessaire, en usant, sïl y a lieu, de forces plus imposantes, d'établir d'une manière définitive notre prestige dans la partie de la colonie, que sa valeur recommande à notre sollicitude et à notre activité.

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