L'EMPIRE FRANÇAIS DE L'INDE. IS
^souverains du Carnalic et du Dekkao, 'fait alliaoce L avec les i\I;iliraUes et devient aiusi le maître de I presque toute la partie péninsulaire de l'Inde, Au [ milieu de ces vastes possessions, Madras restituée 1 aus Anglais, Calcutta et quelques autres comptoirs ' semblent peu de chose. Notre Compagnie des Indes tient à ce moment sous son administration directe, outre les comptoirs de Malic (côte de Malabar) et l" de Clianderniigor (dans le Bengale) : 1° Pondichéry , dont le territoire occupe un littoral de 10 lieues, sur une profondeur à peu près égale, compte environ 300000 hahilanls et dont les revenus s'élèvent à 5 millions; 2° Karikal dont le domaine est à peu près égal en cteudue; 3° Mazulipalam et Yanaoc 'avec le Condovir, l'île de Divy et les quatre pro- ■ vinces du Moutfanagar, d'EUour, de Rayamaudri P-et de Chicakol, c'est-à-dire une étendue de pays de 130 lieues de longueur sur 15, 20 et 2Ï> lieues de largeur, dont les revenus s'élèvent en totalité à 10 247 330 livres (chilTre de 1757); 4" File de Seringam, formée de deux bras du Godavcry, que sa situation et sa fertilité rendent extrêmement précieuse. Ces différents établissements qu'une armée, nombreuse et bien disciplinée, faisait respecter donnaient annuellement un revenu total de 18 millions'.
' XoHces statistiiuRS sur ks colonies françaises, t. lU, Imprimerie royale, 1830.
Ainsi au tendemaîa du Irailé d 'Ai s-la -Chapelle,
les Anglais et les Français sont en présence, sont enaernis, en Asie et en Amfiri([ue. — En Asie, effrayée des succès de Dupleix, l'Angleterre exige son rappel et l'obtient delà faiblesse de Louis XV (1734). Alors elle fait signer à son successeur Godohen un traité qui est un renoncement à toutes les conquêtes de Dupleix, l'abandon de l'empire dont il avait jeté les fondements, et elle-même entreprend, sous le nom de sa compagnie, la conquête du Bengale. — En Amérique, les colonies anglaises sont impatientes du voisinage des colons canadiens et attaquent nos forts de la vallée de l'Ohio dans le dessein découper nos possessions du Canada et du Mississipi'. Aux Antilles, enQn, les Anglais disputent à nos colons Sainte-Lucie, Tabago, la Dominique, Saint- Vincent. Les capitulations successives consenties par le cabinet de Versailles qui veut h tout pris conserver la paix ne suffisent bientôt plus à l'Angleterre. Nos colonies se développent, notre marine commerciale est dans un état florissant, notre marine militaire
' Frauklin disait en nss : « Tant que le Canada ne sera pas conquia, il n'y aura ni repos ni sécurité pour nos treize colonies. » Et il avait raison ! car on voit celle même année, au lendemain de la déclaration de guerre, une armée anglaise forte de 3000 hommes de vieilles troupes européennes entièrement détruite par 500 souvagPs soutenus par 350 Canadiens, à la bataille de la Malenauculée.