‹ L'expansion de la FranceChapitre 16 sur 67 · LA GUERRE DE SEPT ANS · texte numérisé non relu

LA GUERRE DE SEPT ANS

i reconsLiluée compte déjà soîxanle-trois vuisseaus; en un mot, la France so trouve dans les Indes orientales et dans les Indes occidentales en compétition directe avec l'Angleterre « pour un prix d'une valeur absolument incalculaljlc »,

Au milieu de l'année lIoS, sans déclaration de guerre préalable, les ministres anglais envoient quatre corps d'armée contre le Canada et font saisir par leur Hotte 300 navires français montés par 12000 matelots qui naviguent sur la foi des traites.

Louis XV devant cette nouvelle insulte accepte la guerre (guerre de Sept ans, 1736-1703).

Cette guerre, à laquelle l'Angleterre nous provoque, doit êlre, à n'en poiat douter, une guerre maritime et coloniale. Lorsque In France, puissance continentale, a voulu abaisser la puissante maison d'Autriche et conquérir ses frontières, elle a fait la guerre en Europe ; lorsque la France, puissance coloniale, est attaquée dans ses colonies et pour ses colonies par l'Angleterre, elle doit se défendre sur mer et dans ses colonies. Malbeureusement cette politique si simple ne sera pas adoptée parce qu'elle ne satisferait point les intrigues delà cour, les caprices de la favorite {M"° de Pompadour). Notre pays se laisse encore une fois entraîner à intervenir dans les affaires d'Allemagne ; mais il y a plus : la

■ance, qui en 1740 s'était alliée à Frédéric contre

Marie-Thérèse dans le but d'affaiblir la maison E^'Aulricbe et de lui enlever quelque province pendant (jue Frédéric ferait la conquête de la Silésie, i France épouse, ca IISG, la querelle de Mnrieïbérèse contre Frédéric à qui elle veut enlever la )Silésie, s'alliant ainsi à Tennenii qu^elle combat depuis François I", à la dangereuse voisine qui, de ssessions de Flandre, menace Paris'. L'An- «leterre voit cette faute avec joie et se bâte d'en ïTofiler: en 1740 elle soutenait Marie-Tbérèse contre prédéric, en 1756 elle soutiendra Frédéric contre Uarie-Thérèse ; elle fera passer au roi de Prusse des toldals et des subsides, poussera la France à s'en- Igager en Allemagne, afin de pouvoir porter plus librement, ellc-niême, tous ses efforts contre nos flottes et contre nos colonies abandonnées. Ghalham, «lors premier ministre, disait très justement, pour laoQtrer la faute que commettait nptre pajs en divi- IBDt ses forces, qu'il allait conquérir l'Amérique en Ulemagne.

La guerre est désastreuse : nos armées sont vainflies en Allemagne (Rosbacb), nos flottes détruites 1 vaisseaux perdus en moins de quatre ans, bail Celle nouvelle alliance, dU CliMseul, fit négliger la fUerre de mir et d'Amérique qui était la véritable guerre. Tous A moyens se portèrent avec enthousiasme elsans réflenion Slune guerre de terre dont le but était d'élever la maison d'Au-

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