‹ L'expansion de la FranceChapitre 20 sur 67 · TRAITÉ D'AM1E^S · texte numérisé non relu

TRAITÉ D'AM1E^S

IvEurope a désarmé et reconnu la Rcvohition. Seul Ile cabinet de Londres a refusé la paix. L'Angleterre, rinaltaquable au milieu des flots (une espédition ^entreprise pour seconder les Irlandais soulevés a téchoué, 1790), clierclie encore des alliés sur lo Continent.

Alors Bonaparte convainc le Directoire que le l meilleur moyen d'atteindre notre irréconciliable nnemie est d'occuper l'Égyplo, et, par l'Egypte, de L secourir TippoSaïb, sultan de Mysore, dans sa lutle Icontre le gouvernement de Calcutta. Malte est em- I portée, l'Egvple conquise (les Pyramides, 1798), lar une armée que son général appelait « une des Eiiiles de l'armée d'Angleterre ». Mais notre flotte est I ruinée par Nelson auprès d'Ahoukir (1798), Tippo ■'meurt délaissé, Bonaparte échoue en Syrie, tandis Ique la Russie, Naples et l'Autriche, répondant aux Mollicitations de Pitt, forment une seconde coalition MiT98-i80I). — C'est alors des deux côtés un suprême tefl'ort: la li^ne de défense de la France s'étend du iZuyderzée au golfe de Gènes. Les victoires de Masl^séna à Zurich, du premier consul à Marengo, de Moreau â Hohenlinden, nous assurent la paix de vLunéville établie sur les hases du traité de Cunipo- |Formio (1801).

L'Angleterre qui n'avait pas signé le premier de tfies traités ne voulut pas non plus signer le second.

lOe L'EXPANSION DE LA. FRANCE.

Elle ne céja que l'année suivante devant les apprfits du camp de Boulogne et la menace d'une invasion. Le traité d'Amiens (1802) Tut pour elle, — bien qu'elle eût contraint l'armée française à évacuer l'EgypIe (capitulation dti Caire et d'Alexandrie) et qu'elle nous eût enlevé Malle, — une cruelle humiliation. Elle rendait à la France ses colonies et laissait la République maîtresse de la Belgique, des provinces du Rliin, protectrice de l'Italie du Nord (Bonaparte venait d'accepter la présidence de la République Cisalpine), ayant sous son patronage la Hollande, l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne '.

La Révolution sortait ainsi triomphante des « guerres de défense » qu'elle avait dû soutenir contre toute l'Europe ; elle avait vaincu les monarchies, gagné les frontières géographiques de notre pays, éteudu son influence sur les nations voisines. Ses conquêtes n'étaient point l'effet d'un hasard heureux, d'une surprise, aussi témoignaient-elles de la puissance d'action de noire pays en tant que nation continentale. H avait atteint ses limites naturelles, il était certainement assez fort pour les défendre et il les aurait défendues, même contre les coalitions les plus redoutables, si le signataire du

■ L'Angleterre conservait toutefois lu Trinité et Ceylan enlevées à l'Espagne et à la Hullande alliées de la République. — L'Égj'ple élnil renilue aux Turcs.

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