LA GUERRE DE PRUSSE
danis, en dehors de la Confcdéralion, toutefois ils abandonnaient au roi de Prusse le commandement de leurs armées en temps de guerre.
Napoléon 111, absorbé par le rêve de l'établissement d'un empire latin outre les deux Amériques, n'avait su ni empêcher une guerre qui grandissait singulièrement la Prusse, — notre ennemie acharnée pendant les guerres de la Révolution et de TEmpire, la plus insatiable des puissances alliées en 1814 L et 1813, — ni, au moins, obtenir, en compensation, ? du cabinet de Berlin une extension de territoire du côté du Rhin. Éveillé trop tard, l'empereur voyant le sentiment public alarmé, humilié, par les progrès de l'hégémonie prussienne, sentant que les fautes de son gouvernement fournissaient des armes à l'opposition, jugea nécessaire une guerre contre la Prusse. C'est alors qu'il trouva dans l'aifairc do la candidature Hohenzollern le prétexte d'une « puerre dynastique » tandis que la Prusse y rencontrait l'occasioû souhaitée d'une « guerre nationale 11 contre « l'ennemi héréditaire », guerre qui donnerait une force nouvelle au mouvement unitaire en Allemagne,
La guerre de Prusse est présente à tous les esprits : invasion de l'Alsace, capitulation de Sedan, de Strasbourg, de Metz, défaites de Palay et du Mans, capitulation de Paris (1870-1871V LaC'îw.ç-^i
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vaincue, maigri! une résistance héroïque, doit subir le traité (le Francfort (10 mai 1871). Elle cède à la Prusse l'Alsace, moins fielfort, et une partie de Ja Lorraine, elle paye une indemnité de 5 milliards '. Notre pays est désormais ouvert à l'invasion : il perd sa double ligne de défense du côté de l'est, le Rhin et les Vosges; Paris, que ne couvrira plus aucun obstacle naturel, mais seulement des forts et des camps retranchés, est à douze journées do marche de la frontière nouvelle.
Les fautes et l'ambition dynastique de Napoléon III sont chèrement expiées. En 1814-1813 la France a certainement subi une grande perte puis- ' qu'elle a diVrenoncer à ses frontières « naturelles » conquêtes de la Révolution et à quatre places fortes acquises par la Monarchie. Mais en 1871 elle perd davantage encore parce que son vainqueur lui arrache non des territoires conquis depuis vingt ans à peine, mais deux provinces gui sont de sa chair et de son sang ; l'Alsace gagnée par Louis XIV en 1648, Metz, l'un des trois évêchés réunis par Henri II en 1339.
' Le Iraité de Francfort liait l'éïacuation d'un certaia nombre de départemeDta occupés par les Iroupps allemandes au payement des différents lermea de l'indemnité de guerre.
Le SUCCÈS des deux emprunts faita par la gouvernement de Thiers, « le libérateur du lerriloireu, permit de devancer les échéances lixées 1 le dernier soldai allemand quilla la France le 16 septembre 1873.
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