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VOISINAGE DE LA CUISE ET DU TONKIN

cidé de construire des voies ferrées, elle s'adressera à l'industrie française. Sans attendre l'exécution de .cette promesse, les grandes maisons industrielles françaises ont envoyé des représentants à Tien-tsin. Appuyées sur un établisscittent Ou;incier de premier ordre, elles ont obtenu d'assez nombreuses commandes, dont la plus importante est celle des travaux de Port-Arthur, évaluée à environ! millions '. (îertes, l'industrie française rencontre en Chine et ne cessera de rencontrer la concurrence anglaise, allemande, américaine. Les premiers avantages qu'elle a obtenus permettent cependant de penser qu'elle saura prendre une part lionorable dans les grandes entreprises de l'avenir.

Ainsi notre « colonie libre » de Cbioe représente aujourd'hui un faible mouvement commercial, une

I C'esL à In (in de i'anoée 188^ que fut consliliiiS à Paris, aous la direclion du Comptoir d'Escompte, un u Syndicat de Ctiine " ayant pour ohjel d'obtenir dans ce pays, soit dit gouvernement, soil des administrations provinciales ou municipales, soit des parlLculiers, des travaux publics ou particU' liers et des commandes de matériel de toute nature.

Ce syndicat comprenait la société de Fives-Lille, les anciens Etablissements Cail, la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée, leCreusot... Constitué pour trois ans, il est aujourd'liui dissous et les maisons françaises les plus importantes ont à Tien-tsin des représentants directs. — Le nouveau Comptoir d'Escompte arepiis, sans lalaisser décroître, la situation de premier établissement (inancier français en exlrôme OrienI, qu'avait conquise l'ancien Comptoir.

Quelques années après l'e.xpL'Jition de 1660, les Obin

an L'EXPANSION DE I.A FRANCE.

grande influence morale el quelques ppemîcrs succès industriels. Celle siliialioD, pour comporter une large part " d'intérêts sentimentaux », nulle*ment négligeables d'ailleurs, n'est pas niédiocre. La Chine est à peine ouverte k l'Europe et à . l'Amérique, prodigieusement peuplée, travailleuse, fertile en beaucoup de provinces, riche en charbon; son commerce est à ses débuts et promet de devenir considérable; elle demandera à l'Ancien et au Nouveau conlinenl danslesiècle prochain des capitaux','

avaient iléjà. fait nppcl à noire indusliie. En 18B7, un lieulenanL de la marine française, M. Giqitel, fuL chargé de construire l'arsenal tle Fou-tohéou. On sait que cet arsenal a élé (lélruiL lors <](?s hostilllés de lS84 par la flotle de l'amiral Courbet.

' La Ctiine a déjà fait quelques emprunta, tes uns & des Lanquiers de Londres ou de Deilin, les aulres aux ttaaque*

' ËtrangËres et françaises (Comptoir d'escompte] établies dans les ports ouverts. Ces emprunts ont éiè demandée tantôt par le (( gouvernement impérial ", tantùt par les " gouverneurs de province ", tantôt par la n maison impériale. "

Toutefois le Céleste Empire n'a pas encore du besoin il'im« portants capitaux, parce qu'il n'a pas jusqu'ici entrepris de grands travaux publics. Lorsque, les résistances du u vieDi parti» cbinois vaincues, le, gouvernemeni impérial entreradans la voie des travaux et des emprunts, il faudra évideio*-

- menl qu'il donne à ses prêteurs — qui ne seront plus des maisons de banque, mais le public lui-même, — des garaalios sérieuses, garanties qui seront d'autant plus exigées ^B^' le budget cliinois est loin d'être établi d'après les règles et

I avec la certitude des budgets de rii]urape ou de quelques ÉIa(B>

t'de l'Amérique.

l\ FaOCE EN CHINE. 33S

sTravaux publics, des inachioes, des ingénieurs; elle produira sans doute à bas prix des objets qui viendront jusque dans nos pays; elle pourra, par une diplomatie habile, une armée instruite et bien commandée, devenir une force en Asie. La situation morale et matérielle que dès aujourd'hui nous possédons dans l'Empire et à ses portes nous servira certainement alors et pourra nous valoir des avantages appréciables. L'Angleterre, l'Allemagne, la Russie seront ànos côtés, se livreront à une active concurrence, mais si nos nationaux font preuve d'initiative, nos diplomates d'habileté, nous ne paraîtrons pas à côté d'elles une puissance de second ordre- Faut-il ajouter, rappelant ce que nous avons dit plus haut ', que le jour où l'industrie frani çaise saura prendre au Tonkiii l'avantage sur ^ l'industrie étrangère, notre situation commerciale pourra, à l'instant, s'améliorer dans la Chine même?

L'exposé de la situation que possède déjà la France en extrême Orient et de celle, plus grande, qu'elle peut y acquérir, serait incomplet si nous négligions de parler de deux pays voisins du Céleste-Empire, la Corée et le Japon. iNous ne possédons certaîne-

1 Voir plus liaul, pape 2.1!i.

ft l.'EXP.INSIOX DE L\ FRANCE.

leiil pas dans ces pays la première place, mais notre inlluciice, noire religion el notre commerce y sool siiriisaminent connus pour que nous comptions i^ cMé de nos rivaux.

Le royaume de Corée, sur lequel l'Empereur (1b Chine exerce lies droits de suzeraineté, est encore semi-barbare et presque ferme auK Européens et aux Américains. Trois ports leur sont ouverts depuis 1883seulemenl, et presque tout leur commerce passe par l'intermédiaire des Japonais '. Les venles de nos ioduslriels dans ce pays sont encore faibles, mais la France, imilaut l'Angleterre, la Russie, ■ l'Allemafrne, les Étals-Unis, a pris soin de réserver l'avenir en oblenanl, au mois de juin 1887, un traité d'amitié et de commerce qui assure à nos nationaux la juridiction consulaire et le droit de commercer dans les ports ouverts, en même temps qu'à nos produits un tarif modéré. La Russie et l'Angleterre voisines de la Corée, la première par sa frontière de Sibérie, la seconde par sa grande situation dans les mers de Chine, paraissent devoirse disputera Séoul l'influence politique ; quant à notre pays, il possède dans ce royaume des intérêts religieux qu'il tient de l'exercice du protectorat catholique.

jmmerce delaCoré Les produits importés sont aileinandq, américai

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