CONCLUSIONS
Pour le passé, il faut tout d'abord reconûaitre que jamais notre pajs n'a été inférieur à la double tâche qne lui a réservée la nature.
Ses enfants ont sur terre et sur mer, en Europe et aux colonies, employé dans la guerre comme dans la paix toutes les qualités physiques et intellectuelles nécessaires. On peut dire, rappelant un vieux, mot du moyen âge, — « Gesta Dei per Francos I), — qu'ils avaient la taille d'accomplir les volontés de Dieu. Et cependant, moins heureuse que l'Angleterre, la France arrive à la fin du xix° siècle n'ayant qu'à moitié rempli ses destinées: sur fe continent la magnifique Trontière « naturelle » conquise pitr la Révolution est perdue, la solide frontière léguée par la monarchie entamée, le traité de Westphalie déchiré, sur les mers l'Rmpire CDiouial fondé par Richelieu et Colbert est passé aux nains de notre rivale et nous devons en créer au- Fjourd'hui un autre. 11 est vrai que^ce n'est ni h ses ■ soldats, ni ,^ ses marins que la nation peut repro- Icber ces désastres: ils sont, non le fait de tous, I mais seulement celui de trois hommes, de trois I maîtres: Louis XV, Napoléon l", Napoléon III. Nous avons fait, dès les premières pages de cet tfluvrage. un tableau rapide que nous devions renrendre en délail dans les chapitres suivants, de ; glorieuse expansion de la France en Europe et
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:i<n colonies au xvi* el au xvn' siùcle. Peadao i-elle belle période l'aDité française se fait et s'al liniie, les provinces se distinguent encore par dï vers privilèges, mais toutes sentent qu'elles cons< tiliient un môme pays, l'agriculture se déve loppc, l'industrie naît et prospi-re, les relation) coininerciîiles se nouent el ne cessent de croitrci les poris revoivent des navires, les routes.
Douves, les canaux concourent au transport des pro* lUiits : In France, victorieuse en Europe, maîtresse rl'iin grand Empire colonial, est chez elle rich^ cl prospcre, — elle suit glorieusement ses destiné os.
.M,Tis des les dernières années du xvti* siècle U voici dévoyée : Louis XIV vieilli, puis Louis XV l'entraînent sur le continent, au grand proill de l'Angle terre, dans des guerres ambitieuses, inutiles. A ci moment notre pays a conquis en Europe des froa< Hères solides qui sufiiscnt à sa puissance et à sa sécante ; il ne possède pas, il est vrai, la frontière du Rhin, mais letraité de Weslphalie empêche l'Allemagne d'être redoutable; les Espagnols tiennent la Belgique, mais ils ont élé souvent vaincus et la u barrière de fer » de Vauban couvre Paris; — c'est alors qu'un gouverneur du Canada écrit au roi : " La France peut en dix ans, et h moins de frais, s'assurer en Amérique plus de puissance réelle
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