‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 104 sur 241 · Gardiner, p. i43.et i · texte numérisé non relu

Gardiner, p. i43.et i

4. Renseignement de John Cane. Papers relative to the inhabitants of Southern Africa, II, p. Sq.

Comme on pourra s'en rendre compte, en jetant les yeux sur la carte, où nous avons tenté de figurer leur expansion, (voy. p. 171), les Zoulous se sont fait craindre sur un territoire, dont la baie de Delagoa, le haut Limpopo, la rivière Bashee ont marqué les points extrêmes, et qui correspond, pour employer le langage de la géographie politique contemporaine, au Pbndoland, au Natal, avec ses annexes Zululand et Tongaland, et à la partie méridionale du Transvaal.

Mais, plus que la rapidité de leurs mouvements, plus que rétendue de leurs conquêtes, la manière dont les Zoulous faisaient la guerre est digne de remarque. Non contents de subjuguer leurs ennemis, ils les détruisaient. Chacune de leurs campagnes peut se décrire en quatre mots : ils arrivent, tuent, pillent et se retirent. Ils se complaisaient dans le meurtre. Quand, en 1827, Isaacs prit .congé de Chaka pour aller combattre les Umbatios, il lui représenta combien il était cruel de tuer des femmes et des enfants, mais celui-ci répondit : « Ils peuvent avoir des enfants, qui deviendront mes ennemis ; c'est ma méthode de ne pas faire quartier à mes ennemis ; donc, tuez-les tous*. »

« Chaka dévasta tout le pays qui s'étend de la Maputa à rUmzimvubu ou Saint John's river. Tribu après tribu fut attaquée, mise en fuite, périt dans les huttes incendiées ou par l'épée. Nombre de malheureuses créatures chassées durent chercher leur abri dans les forêts, périr victimes des bêtes fauves ou des Zoulous euxmêmes, qui les poursuivaient^. » Voilà comment Isaacs résumait en une phrase d'ensemble l'œuvre de Chaka, et Farewell disait de même : « La contrée au Sud de

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