‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 105 sur 241 · Isaacs, I, p. ig · texte numérisé non relu

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2, Isaacs, TravelSf I» p. 334-5.

celle qu'il habite était très populeuse j mais il a détruit tout village et toute créature humaine vivante. Ceux qui ont échappé à cette boucherie se sont sauvés sur les sommets des collines et vivent dans les buissons ^ . »

Cette fureur de meurtre troubla profondément le monde nègre de l'Afrique australe. Les tribus les plus menacées envahissaient le territoire de leurs voisins qui fuyaient à leur tour et ainsi de suite de proche en proche; la terreur se répercutait comme un écho.

Les Mantatis, ces hordes d'anthropophages venues de l'Est, qui apparurent au Nord du fleuve Orange, ne furent probablement pas autre chose que les fragments des tribus fuyant devant les guerriers de Chaka*. De même ces Fingos, ces « vagabonds », qu'on rencontrait en grand nombre entre la frontière de la colonie et l'Umzimvubu et qui formaient une notable partie de la clientèle des missionnaires anglais, étaient probablement les débris de tribus mises en fuite *.

Mais d'une autre part, en dépeuplant le Natal, Chaka et Dingan préparèrent involontairement le terrain à la future république boer, qui s'y fonda et qui s'y serait développée, si les événements, qui seront exposés en leur temps, n'avaient mis promptement fin à son existence éphémère.

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