‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 111 sur 241 · Gardiner, p · texte numérisé non relu

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LES PREMIERS COLONS ANGLAIS DU NATAL i89

domaines servirent d'asile ; il fit bon vivre sous la protection de l'homme blanc.

Ces Européens menaient une vie large, rude, grossière, çissez périlleuse. Ils faisaient cultiver le sol par leurs nègres. Le 3o décembre i83o, Isaacs inspecte l'un de ses domaines nommé Tars retreat : « Mes indigènes, dit-il, n'avaient pas été paresseux, mes chefs les avaient excités au travail et on avait fait plus que je ne le supposais ; j'exprimai ma satisfaction »*.

« Aujourd'hui, écrit encore Isaacs, le 20 janvier i83i, l'oiseau des moissons est apparu et les indigènes l'ont acclamé ; ils ont commencé à moissonner et à engranger, joyeux du beau temps. Spectacle charmant et nouveau à Natal ! le sauvage inculte travaillant en paix à côté de son camarade et récoltant les produits du sol qu'il a ensemencé*. »

Les colons européens entretenaient des troupeaux de gros et de petit bétail. Ils chassaient le buffle sauvage, l'hippopotame et l'éléphant. La cueillette de l'ivoire formait l'une de leurs principales occupations. Ils en sollicitent de Chaka' avec insistance. Pour s'en procurer, ils parcourent son pays, et entreprennent aussi des voyages lointains à l'Ouest, chez les Pondos et autres tribus dont le « pays abondait en éléphants * » , au Nord,

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