En 1826, Fynn fait un voyage de huit mois chez les Pondos
çt rapporte beaucoup d'ivoire. Isaacs, I, p. 49. , — « M. Farewell a réuni près de quatre tonneaux d'ivoire, dont la plus grande parti©
chez les Botouas, peuplades qui vivaient uniquement de la chasse aux éléphants et avaient échappé à la domination zouloue*.
C'est pour exporter facilement l'ivoire obtenu pendant ces courses, qu'ils demeuraient tous à proximité de l'Océan.
Adonnés à une véritable existence de sauvages, les colons européens avaient pris l'apparence et les habitudes de ceux qu'ils fréquentaient. « Ils avaient adopté le costume cafre, qui consiste simplement en une peau de bête, nouée autour de la ceinture*. » Fynn, en sa première rencontre avec Isaacs, ne laissa pas que de le surprendre par l'étrange té de son accoutrement. Son corps n'était vêtu que d'une couverture en lambeaux attachée à son cou par des lanières de peaux de bêtes, il n'avait plus de chaussures et ses cheveux lui tombaient sur la nuque'. En raccourci, Alexander décrit ainsi ces mœurs après une conversation tenue avec Gardiner à Port-Elizabeth à la fin de i835 : Il y a au Natal environ trente Anglais, aventuriers sauvages et courageux, traitants et chasseurs, qui vivent dans les bois et dans les huttes
vient des cantons du Sud. Il en avait une grande quantité réunie, près , des bords de TAnts-River (Umzimkulu) il était allé jusque-là pour faire transporter ensuite cette marchandise à Natal. » Colonie anglaise de la côte de Natal. Rapport d*un officier du Leuen^Tun des bâtiments du capitaine Owen mouillé au Natal, le i5 septembre 1825. Nouvelles Annales des Voyages^ t. XXXVIIÏ, 1828, p. 261. Sur sa carte Africat Isaacs a écrit à TOuest de la baie de Natal : « Eléphants abound hère. Fragments of broken tribcs locate hère and live by hunting the éléphant, bufTalo, and wild boar. »
1. Isaacs, II, p. 43. — Sur sa carte Africa, il écrit au Nord de Natal : « Botwa clans or éléphant hunters. »
2. Sauf cependant Farewell, Nouv. Ann, des Voyages, t. XXVIII, p. 261.