‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 114 sur 241 · Isaacs, II, p. an · texte numérisé non relu

Isaacs, II, p. an

d'Isaacs) et qu'ils bâtiraient un fort, qu'ensuite d'autres viendraient en nombre toujours plus grand, construiraient des maisons et enfin soumettraient ou chasseraient les Zoulous, comme ils avaient fait des tribus frontières du Cap*.

Ces prgpos pénétrèrent profondément dans l'esprit de Dingan et y laissèrent un germe de défiance. C'est à notre avis, dans les conversations tenues par ce Jacob en mars i83i, qu'il faut, nous aurons l'occasion de le dire, rechercher l'origine psychique du massacre de Pieter Retief et de ses compagnons en février i838.

Revenons à la conséquence première des bavardages de ce nègre. Dès qu'en avril i83i l'armée zouloue apparut à la baie de Natal avec des intentions manifestement hostiles, la panique fut générale. Les noirs se coulèrent dans la brousse, certains Européens les imitèrent, Henry Francis Fynn et son frère se sauvèrent jusqu'à la mission wesleyenne de Buntingville, dans le Pondoland actuel^.

Isaacs jugea, avec une précipitation qu'il paraît avoir ensuite regrettée, le Natal désormais inhabitable ; il résolut de le quitter, et s'embarqua, sans espoir de retour, sur un petit brick américain, le Saint-Michel, qui appareilla le 24 juin i83i *.

Graduellement, cependant, ses anciens compagnons se rassurèrent et revinrent à leurs domaines, mais en juin i833, nouvelle panique et nouvelle fuite générale, le Natal resta abandonné dix à onze mois*. Les colons

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