Voy. ci-dessus, p
J'ai appris avec satisfaction raccord intervenu entre le chef et le capitaine Gardiner et la convention qu'ils ont conclue relativement à la ville et aux habitants de Port- Natal. Un officier du Roi d'Angleterre, mon maître, va être promptement envoyé à Port-Natal pour y exercer l'autorité à la place du capitaine Gardiner jusqu'au retour de celui-ci, et s'entendre avec le chef Dingarn (sic) sur tout ce qui concerne les habitants de Port-Natal. Il emportera les présents que j'offre au chef en témoignage de cette amitié et de cette bonne entente, dont je l'assure au nom du Roi mon maître *.
En même temps qu'il sanctionnait le traité signé entre Dingan et Gardiner, sir Benjamin d'Urban annonçait l'arrivée prochaine d'un fonctionnaire au Natal, et considérait par conséquent comme accomplie l'annexion du pays à l'Empire britannique. C'était anticiper sur les temps, mais il est certain qu'à cette époque l'idée de cette annexion hantait beaucoup d'esprits.
Dès le 25 mai iSSa, le secrétaire d'Etat des colonies, lord Goderich, ayant eu connaissance de la colonie formée par Farewell et ses compagnons, avait donné l'ordre au gouverneur du Cap, sir Lowry Cole, d'envoyer un 'fonctionnaire au Natal, mais il attribuait à celui-ci des émoluments si faibles, 2 5oo francs par an, que l'ordre ne put pas être exécuté*. -Le 20 janvier i834, des habitants du Cap, dans une réunion tenue au &. Commercial Exchange », demandèrent que le gouvernement impérial reconnût officiellement le Natal comme colonie britannique. Le 17 juin i834 sir Benjamin d'Urban transmit au secrétaire d'Etat des colonies, T. Spring Rice, en l'appuyant, une pétition signée par