Barrow, An accouni of a journey io Lêetakoo, p
3. The Cape ofGood Hope. Appendice à G. A. Robertson. Notes on Africa, p. 409-10.
sur la table en mangeant. Il est d'une indiscrétion irritante. Quand un voyageur arrive, il le presse de quesliohs : <( Qui êtes- vous ? d'où venez- vous ? où allezvous ? quelle est votre profession ? quel est votre âge ? étes-vous marié ^ ? »
Vivant isolé dans son domaine, le colon est dépourvu de toute culture intellectuelle. Burchell signale cependant une institution singulière, celle des itinérant tulors.
Ces « précepteurs nomades » séjournaient dans une famille six mois ou un an, y donnaient aux enfants des notions de lecture, d'écriture et de calcul, puis entraient au service d'une autre famille, pour y remplir le même office.
Burchell rencontra pendant ces voyages deux de ces colporteurs d'enseignement primaire, l'un entre le district de Tulbagh et le désert du Karrou, l'autre au Nord de Graaff Reinet. Un Suisse nommé Frédéric Touchon, qui joua un certain rôle dans l'affaire de Slachters Nek, instruisait en i8i5 les enfants du heemraad Barend de Klerk, colon du Bruintjes Hoogte *^. Un autre de ces précepteurs, nommé Macdonald, qui accompagna la famille Liebenberg en émigration, partagea son sort et fut massacré par les Matabélés au Nord du Vaal, vers le I" septembre i836 '*.
Grâce à cet usage les Boers restèrent en état de lire la Bible et leur recueil de psaumes. Mais la lecture des caractères manuscrits était pour beaucoup d'entre eux un exercice si pénible^ qu'on avait coutume, quand on écrivait une lettre, d'instruire sommairement le
1. George Thompson, Travels and adventures in Southern Africa, I, p. 70-71.