‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 148 sur 241 · I. Gardiner, Narrative, p · texte numérisé non relu

I. Gardiner, Narrative, p

a. Cloete, p. 97. — Toutefois Panda racontait avoir été une foisconduit sur la place d'exécution et sauvé seulement par l'intercession de sa mère. Delegorgue, I, p. 227-28.

3. Sur la carte qui accompagne l'ouvrage de Delegorgue (à la findu tome I), figure sur la rive gauche de la Tugela un point marquéce Nonglas », c'était probablement là qu'habitait ce chef.

4. Aussi bien, quand il fut devenu chef des Zoulous, sa nouvelle dignité ne détourna point Panda de ces soins. Il fit assister Delegorgue à des danses exécutées par ses femmes, « puis entrant aveo

cependant il fut vite à l'aise dans son rôle de chef, et Delegorgue, qui le vit en octobre 1889, loue « la façon éminemment majestueuse » dont il se drapait « dans un ^mple manteau à la romaine », l'intelligence de son regard, la pose noble de son corps, la précision de ses gestes * .

Quand Panda offrit au premier Boer qu'il rencontra, Hans Delange, i3o bœufs qu'il disait appartenir aux blancs, puis quand il vint se fixer au Sud de la petite rivière Tongat, à 4o kilomètres de la baie de Natal, les Boers furent très effrayés. Depuis les guet-apens ■de février i838, ils ne pouvaient croire à la sincérité des Zoulous et ne voyaient dans tous leurs actes que ruses ■de guerre. Certains proposèrent même d'attaquer les Zoulous dissidents et de capturer les nombreux troupeaux ■que Panda avait emmenés avec lui ^.

Cependant, des résolutions moins belliqueuses prévalurent : les Boers décidèrent d'entamer des négociations avec Panda ^, et de lui envoyer une délégation ; mais

cnoH dit celui-ci, dans de menus détails de toilette, il me fit observer lui-même ce que ses femmes avaient de mieux. » (Décembre i84i)) Voyage, I, p. Sgg-Aoo.

I. Ibid., I, p. 177-78. Il cite le jugement original porté par un missionnaire sur Panda : « 1 know Panda, he is a Cafifir gentleman. »

a. Delegorgue, I, p. 168-9.

3. D'après Mac Cad Theal, ouvr. cité, p. 160, l'alliance entre les Boers et Panda se serait accomplie en deux actes : i<> le i5 octobre iSSg, visite de Panda au Volksraad de la République de Natal nouvellement constituée, siégeant à Pieté rmaritzburg; a<> le a6 octobre, reconnaissance de Panda comme « prince régnant des Zoulous émigrés ». Voigt est du même avis que Mac Gall Theal, II, p. i4ii42- 11 cite même un « Report of interview between members of Volksraad and Panda, i5^*» october 1889 », d'après la Geschiedenis van den Orange Vrijstaatde Hofstede, ouvrage d'ailleurs très suspect, Il est surprenant que Delegorgue qui vivait alors au milieu des fioers ne fasse aucune allusion à un fait aussi remarquable que le voyage de Panda à Pietermaritzburg.

chacun se souvenant du massacre de Relief il fut ma-; laisé de trouver des volontaires. Elle finit cependant par se constituer et un certain Roos, a vieillard ferme et décidé », en prit le commandement ^ . Dans son village de Tongat, autour duquel se pressait tout un peuple, les Boers furent reçus avec largesse par Panda, dont ils paraissent être restés les hôtes pendant deux jours. Il est manifeste, d'après le récit de Delegorgue, que le souvenir du sort de Retief les hantait. Leur inquiétude fut encore augmentée par une scène de mysticisme sanglant à laquelle ils assistèrent et qu'ils^ crurent être le prélude de leur propre fin : l'un des officiers de Panda fut massacré sous leurs yeux.

Le 23 ou le 26 octobre 1889", le traité d'alliance fut conclu ; il stipulait la reconnaissance de Panda comme chef, des Zoulous, le renversement en commun de Dingan, la concession de la baie de Sainte-Lucie aux Boers. La dernière clause fut sans doute motivée par leur désir de disposer librement d'un port sur l'océan Indien, vu qu'à la même époque un petit détachement de troupesanglaises occupait la baie de Natal ^

Dingan essaya de parer le coup qui le menaçait. Il semble avoir alors été affaibli, non seulement par la défection de Panda, mais aussi par une défaite grave que

1. Delcgorgue dit que la troupe était composée de a8 personnes^

I, p. 170 et 174 ; mais il comptait sans doute dans ce nombre desserviteurs de couleur. — Parmi les membres de la délégation, Delegorgue et Cloete citent l'un et l'autre Roos, Breda et More-r wood. D'après Voigt, la délégation était ainsi composée : Landdrost F. Roos, heemraad Servaas van Breda, commandant Fourie, fieldcornet Jau Meyer, D*" Krause, Delegorgue, Morewood et G. Kemp,.

II, p. 1^2.

2. Le 36 octobre 1889, d'après Mac Call Theal; le 28 octobre^ d'après Delegorgue, dont la chronologie est fréquemment inexacte.

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