Les négociations des Boers avec sir George
Napier.
Parmi les Boers, quelques-uns cependant eurent une idée politique, au succès de laquelle ils s'obstinèrent et qui, à vrai dire, n'était que le développement de celle qui depuis quatre ans, les avait mis en mouvement : ils voulaient obtenir du gouverneur du Cap la reconnaissance officielle de leur indépendance.
Or, l'homme investi de cette charge à cette époque était précisément bien résolu à ne leur rien concéder sur ce point.
I. Gloete, p. iio et 112. — Cependant J.-N. Boshof fut en i843 président du Yolksraad de la République du Natal.
A sir Benjamin d'Urban, révoqué le i®"" mai 1887, avait succédé le major général George Thomas Napier, qui nommé gouverneur le 4 novembre 1887, entra en fonctions le 22 janvier i838. C'était un vétéran de la guerre d'Espagne, de la Peninsular War, l'un des officiers de cette armée anglo-portugaise, qui avait reculé pied h pied devant Masséna, l'avait nargué pendant cinq mois derrière les lignes de Torres Vedras, puis avait reconquis toute l'Espagne sur l'armée française en retraite. Napier avait pris part aux combats de Ciudad Rodrigo, où il avait perdu le bras droit, de Tarbes, d'Orthez et de Toulouse*. A l'école de Wellington, il avait appris la ténacité.
Sir Benjamin d'Urban avait assisté au départ des colons avec une sympathie attristée. Sir George Napier, nommé par lord Glenelg, protégé par John Philip et le parti missionnaire, arrivait au Cap, l'esprit prévenu contre eux*. Depuis le jour de son débarquement jusqu'à celui de son départ, du 22 janvier i838 au 12 décembre i843, l'émigration des Boers, les moyens de l'arrêter, de réintégrer dans la colonie ceux qui en étaient sortis, de faire britannique le territoire où ils s étaient établis, bref l'assujettissement à la domination anglaise de ces hommes qui prétendaient s'en affranchir, ne cessèrent de le préoccuper.
Trois mois après son arrivée, le 28 avril i838, il publia une proclamation pour inviter toutes les personnes de la colonie possédant quelque inQuence à empêcher