‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 162 sur 241 · I. Gloete, p. ii · texte numérisé non relu

I. Gloete, p. ii

a. Gloete, p. ii4-ii5.

3. MacGallTheal. Hisi. of s. Africa (i834-i85ii), p. 3a3-3a4.

idée jBt préparait un projet de traité en i3 articles qu'il adressa le i4 janvier i84i à Napier, et dont Farticle premier était ainsi conçu :

« Plaise à Sa Majesté reconnaître l'établissement [des Boers] comme un état libre et indépendant sous le nom de The Republic of Port-Natal and adjacent countries ; les frontières pourront en être déterminées plus tard. »

Les articles suivants stipulaient que la Grande-Bretagne et la République vivraient en rapport d'alliance, qu'un représentant du gouvernement britannique serait accrédité au Natal, que les deux puissances s'accorderaient au point de vue commercial le régime de la nation la plus favorisée. Le Volksraad s'engageait encore à répandre la connaissance de l'évangile, à s'opposer à la traite des esclaves, et à s'abstenir de tout acte hostile contre les tribus indigènes environnantes, à moins que l'une d'elles ne justifiât, par une agression, une prise d'armes des Boers ^

Mais avant même l'envoi de ce projet de traité, un fait peu important en soi, mais plein de conséquences, s'était produit en décembre i84o. Plusieurs milliers de têtes de bétail ayant été volées à des Boers, ceux-ci accusèrent du vol et non sans preuves un certain Ncapai, chef de la tribu des Amacabas, qui habitait sur les bords de l'Umzimvubu (carte 7). Des représailles furent résolues par la majorité du Volksraad. Un commando, dirigé par Andries Pretorius, attaqua les villages de Ncapai, tua des indigènes et ramena outre 3 000 têtes de bétail, dix- sept enfants des deux sexes, qui, sous l'euphémisme d' « apprentis », furent répartis entre divers domaines boers*.

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