Gloete, p
Or, non loin de Ncapai, vivait un certain Fakou, chef des Pondos, qui, en i835, ayant non seulement refusé de s'unir aux Cafres qui attaquèrent alors la colonie, mais accepté de les prendre à revers, avait contracté une sorte d'alliance avec le gouvernement du Cap*. Il était de plus le protégé docile des missionnaires wesleyens de Buntingville et de Morley.
Trois de ces missionnaires, les nommés Palmer, Jenkins et Garner, écrivirent le 5 janvier i84i à Napier pour l'informer de l'agression des Boers contre Ncapai et de l'appréhension qu'elle causait à leur protégé. Ces nouvelles et particulièrement celle de la capture des jeunes noirs excita chez Napier une indignation, qu'il exprima en ces termes dans une lettre adressée le 25 janvier i84i à Henry Cloete * : « Supposer que vous même ou n'importe qui dans la colonie, doué de quelque sensibilité, oserait excuser un acte aussi flagrant de cruauté et d'injustice serait de ma part une injure gratuite. Oui, je suis convaincu qu'au moment où vous avez lu ce récit [de l'attaque des Boers contre Ncapai], une impression profonde d'horreur et de dégoût, provoquée par la conduite de vos compatriotes et concitoyens égarés ^, les fermiers émigrants du Natal, a dû s'emparer d'un esprit aussi sensible et honorable que d'après nos relations je juge le vôtre *. »
Sir George Napier avait été nommé gouverneur du Cap par lord Glenelg, auprès de qui le parti dirigé