‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 168 sur 241 · Gloete, p. i32-i · texte numérisé non relu

Gloete, p. i32-i

3. Delegorgue affirme que les Boers lui firent des ouvertures pour qu'il livrât l'arsenic et le sublimé corrosif qui servaient à ses travaux de préparation d'animaux, v On voulait jeter 10 ou i5 livres de ces éléments dangereux dans la fontaine voisine du camp, qui fournissait seule plus de la moitié de l'eau consommée par les assiégés, et si Ton ne réussissait pas à empoisonner du monde, oo devait au moins avoir l'avantage défaire souffrir d'une disette d'eau» au point d'amener les troupes à se rendre. Il n'est sans doute pas besoin que je dise combien je fus révolté d'une semblable proposition. » Delegorgue s'empressa « d'aller jeter dans les roseaux » 7 livres d'arsenic et 3 livres de sublimé corrosif. II, p. 81.

grissement, leurs yeux caves trahissaient leurs souffrances. Ils étaient sur le point de se rendre, quand les secours arrivèrent enfin.

Richard King avait réussi dans sa mission périlleuse et apporté dans la colonie la nouvelle des dangers que courait le capitaine Smith.

Immédiatement des troupes furent mobilisées et embarquées sur la goélette le Conchj qui partit de la baie d'Algoa le II juin et sur la frégate le Souihampton, qui leva l'ancre le i4. Le lieutenant-colonel A. Josias Cloete commandait en chef*.

Dans la nuit du 24 juin, les Anglais assiégés aperçurent sur la haute mer des fusées qui annonçaient évidemment l'approche d'un vaisseau de secours.

Pour défendre l'entrée de la baie, une trentaine de Boers se groupèrent sur le bluff, la haute jetée naturelle qui la ferme au Sud. Ils tuèrent et blessèrent quelques soldats au moment où le Conch, toutes voiles dehors, servi par le vent et la marée, passait à leur portée, avec ses embarcations à la remorque. Mais ils ne l'arrêtèrent pas et la jonction des troupes du lieutenant-colonel Cloete avec celles du capitaine Smith s'opéra sans autre opposition. L'entrée, le mouillage et le débarquement s'étaient effectués en moins de vingt minutes *.

Cet événement, qui eut lieu le 26 juin 1842, marque le début de l'occupation définitive du Natal par la Grande-Bretagne.

I. Mac Gall Theal, Hist. of South Africa, (i 834-1 854), p. 345. a. Delegorgue, II, p. 33-84.

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