K. Ritter, Erdkunde, I, p
sera retourné à son auteur'. Les nouveaux maîtres de la colonie prétendent imposer leur langue, de même que cent quarante ans auparavant le gouverneur Simon van der'Stel et ses successeurs s'étaient appliqués à faire •oublier le français aux réfugiés huguenots.
Dans les quelques villes habitées par les colons d'origine britannique, Grahamstown, Port Elizabeth, ces réformes furent bien accueillies, mais ailleurs, c'est-àdire dans la colonie presque entière, elles suscitèrent nombre de difficultés, les colons ignorant l'anglais et n'ayant aucune velléité de l'apprendre.
D'autres changements administratifs furent encore introduits par le gouvernement, conformément aux conclusions des rapports de trois commissaires, John Thomas Bigge, William. M. G. Colebrooke et W. Blair envoyés au Cap en 1822 sur la proposition de Wilberforce, pour y procéder à une enquête générale ^, mais qui, hôtes du gouverneur et, de plus ignorant le hollandais, ne se représentèrent pas exactement l'état de la colonie ^.
La Compagnie néerlandaise des Indes orientales avait toujours associé les colons à l'administration du pays. Dès 1657, c'est-à-dire l'année même où les premiers colons libres s'établirent au Cap, l'un d'eux — il se nommait Steven Janssen — fut admis avec le titre de