‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 182 sur 241 · Corresp. of Natal [U], p. 4o-4i · texte numérisé non relu

Corresp. of Natal [U], p. 4o-4i

en détails sur la froide cruauté avec laquelle certains Boers auraient ftiit massacrer par les Amanhlouengas, leurs auxiliaires — il dit même « leurs exécuteurs » — les femmes aussi bien que les hommes *.

Il est possible que le rapport de cet individu soit véridique. Toutefois comme c'était un transfuge et qu'il se doutait certainement qu'en chargeant les Boers, ses anciens maîtres, il ne déplaisait pas au fonctionnaire anglais qui l'écoutait, il est possible aussi qu'il ne faille en faire état qu'avec une certaine réserve.

Cependant d'après les témoignages non seulement de ce Mabaleni et d'un de ses congénères, mais encore de deux Boers, Johannes Brewer et Johannes Frederick Tredoux, il paraît certain que des enfants indigènes étaient détenus à Ohrigstad en 1847 ^ D'autre part l'explorateur Sanderson vit en 1862, dans le domaine d'un Boer situé au confluent du Vaal et des rivières Rhenoster et Mooi, des enfants indigènes, qu'on lui dit avoir été capturés pendant un récent . commando, pratique, lui laissa-t-on entendre, qui était en usage aussi bien au Nord qu'au Sud du Vaal ^. Il faut donc convenir que les accusations d'inhumanité, formulées par les anti-esclavagistes anglais contre les Boers, n'étaient pas dénuées de fondement.

Outre ces expéditions, qu'on pourrait qualifier de « campagnes à l'intérieur », les Boers en firent encore^

I . Tous les Boers n'auraient pas participé à ces actes de cruauté» beaucoup même les auraient blâmés, notamment le maître de Ma* baleni : « Many of the boers were disgusted at thèse proceedings» and refusing both cattle and children went home. My master was among thèse ; he with several others killed no one. » Correspond denôe of Natal [li], p. 4o.

a. Correspondence of Natal [II], p. 4o-43.

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