‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 183 sur 241 · Journal of the Geograph. Society, 1860, p · texte numérisé non relu

Journal of the Geograph. Society, 1860, p

au Nord du Lîmpopo, contre leurs anciens ennemis, les Matabélés, deux autres, en i84o et en 1847,. qui n'eurent d'ailleurs aucun succès. Ils revinrent de la première sans avoir même pris le contact des Matabélés. Dans la seconde ils surprirent un matin un groupe de villages, mais pendant qu'ils capturaient le bétail, des troupes Matabélés survinrent, qui les obligèrent à se replier vers leurs chariots, formés en « laager » et à abandonner leur butin * .

A tous ces événements, Hendrik Potgieter prit la plus grande part. De 1887 à i848, il est constamment en mouvement. Il conduit l'expédition de reconnaissance au Zoutpansberg, descend au Natal, remonte sur le plateau, descend à Lourenço Marquez, dirige un commando contre les Matabélés, plusieurs commandos contre d'autres indigènes et entre temps, on le verra plus loin, négocie avec les Griquas. Il était, disait Delegorgue, « l'homme le plus considéré de la contrée* ».

S'il groupa autour de lui des partisans fidèles, les inimitiés ne lui firent pas défaut : dès la première expédition contre les Matabélés en 1887, il se brouilla avec Gerrit Maritz ; ses rapports avec Andries Pretorius restèrent toujours tendus ; à peine Ohrigstad fondée, une faction adverse se dresse contre la sienne. Son caractère était évidemment peu conciliant.

A l'égard des indigènes, il semble avoir été très dur ;

I. Dépositions de Mali^leni et de Tredoux, Correspondence of Natal \i\]t p. 4o-42. — Un voyageur de Grahamstown nommé Mac Gabe releva sur la petite rivière Rakoui, affluent du Limpopo, les traces du commando de Potgieter, qui Tavait franchie pour aller attaquer Mosélckatsi. Mac Queen, Journal Geograph. Society, iSbo, p. a5i. Ge Rakoui pourrait bien être le [Bjrack des cartes actuelles (carte 5).

a. Delegorgue, Voyage, II, p. 387.

il figure dans toutes les circonstances, où l'on nous rap • porte qu'ils ont été maltraités, la qualification de « roi des Cafres », qu'on lui donnait par dérision*, pourrait bien avoir été inspirée par la tyrannie qu'il exerçait sur les noirs.

Mais considérée dans l'ensemble de l'histoire des Boers, son œuvre apparaît comme de première importance. Si la fondation de la République du Natal fut l'œuvre de Pie ter Retief, puis d'Andries Pretorius, celle du Transvaal fut la sienne. Il donna le branle à la colonisation de la rive droite du Vaal. C'est là, près du Magaliesberg, qu'il établit sa résidence principale : « Une habitation blanche, quadrangulaire et longue, surmontée d'un toit en chaume..., des huttes destinées aux Cafres, serviteurs du noble et puissant seigneur de ces domaines..., divers grands parcs à bœufs entourés de haies d'épines ^ »

En entraînant quelques familles d'émigrants dans le Lydenburg et le Zoutpansberg, à une époque où l'Afrique n'appartenait encore à personne, il réserva à la nationalité boer des possibilités d'expansion.

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