I. Delegorgue, ibid., II, p
a. Delegorgue, ibid., II, p. 338. — Potgie ter possédait encore un second domaine à une lieue de là. Son frère habitait dans son voisinage.
l'État libre d'Orange, mais tout au contraire à celle d'une colonie britannique. De i84o à i848, en efiet, la domination britannique s'établit entre l'Orange et le Vaal.
Si l'on s'imaginait que tous les Boers, sans en excepter un seul, étaient animés d'une haine implacable contre les Anglais, on commettrait une erreur. Parmi les Boers d'entre Orange et Vaal si la majorité était composée d'irréconciliables, d'autres et notamment les groupes de Michiel Oberholster, d'Hermanus Steyn et de Jacobus Theodorus Snyman, qui habitaient sur les rives de la Modder et du Caledon, ne partageaient pas les sentiments de leurs congénères.
En 1843, ils avaient exprimé le désir d'être compris dans l'acte du 8 août, par lequel leurs compatriotes du Natal s'étaient soumis au gouvernement anglais*. Ils avaient signé une pétition dans ce sens et l'avaient envoyée au commissaire anglais. Leurs délégués Willem Jan Oberholster et Lukas van der Heevez • avaient même pendant leur voyage été arrêtés et dépouillés de ce document par des Boers hostiles à toute entente avec le gouvernement anglais ; mais en prévision de cette éventualité, ils avaient fait signer à leurs commettants un duplicata, qu'ils avaient dissimulé et remis à Henry Cloete '.
Quoiqu'ils n'eussent pas réussi et que le gouverneur sir Peregrine Maitland leur eût fait répondre sèchement « que leur requête ne pouvait pas être admise'* », ils restèrent fidèles à ces sentiments anglophiles et quand dix-huit mois plus tard les troupes britanniques en-