Correspondence of Natal [I], p
fit des illusions et prit pour du loyalisme britannique quelques témoignages de sympathie qui lui étaient personnels.
Comme il traversait une rivière, son chariot faillit être entraîné par le courant; de la berge, trente ou quarante Boers se mirent à l'eau en criant : « il ne faut pas laisser choir la maison du gouvernement », et le tirèrent de ce mauvais pas. « Cela ne prouve- t-il pas, conclut Smith, que j'ai raison d'avoir confiance en eux*. »
Au cours d'une conversation qu'il eut avec Andries Pretorius, Smith lui communiqua une proclamation dont la publication était imminente et qui déclarait anglais le territoire situé entre l'Orange et le Vaal.
Pretorius fit observer que les Boers ayant reconnu l'impossibilité de vivre sous la domination anglaise, l'annexion de ce territoire à l'Empire les obligerait soit à défendre leur indépendance par les armes, soit à émigrer au Nord du Vaal. Smith affirma que les Boers émigrés désiraient en majorité redevenir anglais. Pretorius ayant contesté le bien fondé de cette opinion, il fut entendu qu'il ferait une enquête auprès de divers groupes boers pour se rendre compte de leurs véritables sentiments '.
Mais Harry Smith était, s'il est permis d'employer ce néologisme, un « agité ». Il se vantait de travailler très vite et de n'agir que par inspiration soudaine^. Un de ses camarades le major Michell*, dessinateur de