I. Corresp. relative to the Kafir tribes [II], p
3. « Vous êtes misérables et pauvres, disait Smith aux Boers, la moitié d'entre vous est ruinée. Vous vous éloignez de votre foi, sans ministres du Saint- Evangile à consulter et à qui vous confier. » Ibid., p. 79.
donné le Natal s'était fixé dans un domaine situé au Sud du Magaliesberg et à l'Ouest de la ville actuelle de Pretoria, est acclamé commandant général des Boers des deux rives du Vaal. Il marche sur Winburg, et met en fuite le résident anglais (12 juillet i848). Cinq jours après, le 17 juillet, il se présente devant Bloemfontein et somme le major Warden de rendre la place. La garnison ne comptant que cinquante-sept soldats^ celui-ci n'ose pas résister aux neuf cents hommes qui composent le commando boer ; il capitule et les Boers entrent dans la ville*. Le lendemain, 18 juillet i848, Pretorius adressa à sir Harry Smith un message au nom de tous les membres du commando. <
Dans un style véhément, il reproche aux gouverneurs, anglais les faveurs qu'ils ont accordées aux noirs du Natal aux dépens des Boers ses propriétaires légitimes, et termine en repoussant toute idée de soumission. Nous sommes, dit-il en substance, plus mal traités que les indigènes : ils possèdent leurs terres patrimoniales et y vivent sous leurs propres lois, alors que de pareils privilèges nous sont refusés à nous autres blancs. Il nou& est impossible de compter sur la moindre sécurité dans un pays habité par tant de noirs. Comment avons-nous pris possession du Natal ? En toute équité, nous le tenons de son souverain [Dingan], et il nous a coûté le sang de nos chères femmes et celui de nos enfants, nous ne cesserons pas de le proclamer devant le Créateur et à la face du monde I Or qu'est devenu le pays ? Appartient-il encore à ses propriétaires légitimes? Y ont-ils résidé avec plus de sûreté depuis que les Anglais en ont pris possession ? Lorsque moi, Pretorius, je revins de mon long voyage à Grahamstov^^n, où le grand gouverneur