I. Voy. p
3. Voir « La traite des esclaves à Madagascar au xviic siècle ». La Nature, a8 mai 1904, p. 4oi.
3. Le landdrost Guy 1er, un fonctionnaire, qualifie, dans une lettre du 8 mai 1816, les nègres recueillis dans les missions de <c lazy fellows of the London Missionary Society ». Leibbrandt, The rébellion of i8i5, p. 835.
même d^assassinat. Ce procès, qui fut plaidé devant la juridiction appelée Commission of circuit, agita profondément et pour longtemps les districts orientaux de la colonie. Le procès dura quatre mois ; plus de mille témoins y déposèrent ; un certain nombre des accusés furent condamnés à des peines diverses, mais la majorité fut acquittée. Les Boers conservèrent de ce procès une rancune profonde contre les missionnaires de la Société de Londres, « ces prêcheurs pour nègres », ces <liffamateurs, ces ennemis de la paix publique dont les racontars saugrenus ne méritaient, disaient-ils, aucune créance*.
Le parti négrophile du Cap fut très notablement fortifié en 1819 par l'arrivée d'un certain John Philip, qui •acquit bientôt une autorité entièrement disproportionnée k son mérite réel, et qui exerça pendant vingt ans, de 1826 à 1845, une action puissante sur les événements de l'Afrique australe. Philip était un Écossais, né en 1775 a Kirkcaldy, dans le comté de Fife. Il avait occupé des postes de clergyman en divers lieux et notamment à Newbury et à Aberdeen, quand il entra en relation avec les directeurs de la London Missionary Society, qui, en 181 9, renvoyèrent, comme inspecteur, dans l'Afrique australe. En 1822, il reçut avec le titre de surintendant * la direction de toutes les missions que la Société y entretenait.
Doué d'une excellente santé, très actif, beau parleur, écrivain fécond, Philip tint rapidement une grande place dans la colonie. D'ailleurs il ne se ménageait pas, et fit de fréquents voyages chez les tribus indigènes