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même l'humiliation personnelle que lui valurent les affaires de cette colonie, qu'il appelait, tantôt un o cauchemar », et tantôt une <i folle plaisanterie », en firent un partisan déterminé de la relralte.
Il était impossible d'empâcher les Basoutos de venir rôder dans la Sovereignty et de s'emparer subrepticement des troupeaux. Après la conclusion de la Convention de la Sand river, Hogge et Owen avaient entrepris de fixer définitivement la limite du territoire de Mochech et de ses chefs subordonnés d'une part, et des colons européens d'une autre.
Il n'en coiitait rien à ces indigènes de prendre des engagements verbaux et même d'apposer, en guise de signature, des croix sur des morceaux de papier, mais, la cérémonie faite, ils n'en continuaient pas moins leurs maraudages.
Sir George Cathcart estima qu'une puissante démonstration militaire donnerait des résultats plus durables que les négociations'. En décembre i85:i, il mobilisa une petite armée composée de a ooo hommes d'infanterie, de 5oo cavaliers et de deux pièces de canon.
Il franchit l'Orange et remonta le Caledonle long de la rive droite. Le i4, il somma par lettre Mochech de lui livrer dans les trois jours, comme marque de soumission et comme compensation des dommages infligés par ses gens aux habitants de la « Sovereignty », loooo tètes de bétail et i ooo chevaux.
Le lendemain i5, Mochech, qui redoutait beaucoup l'invasion de son pays parles .anglais, vint en personne au camp du gouverneur, à Platberg, mais n'obtint de Cathcart aucune atténuation aux conditions imposées. Les jours suivants, 35oo têtes de bétail seulement furent