‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 23 sur 241 · Researches, II, p · texte numérisé non relu

Researches, II, p

3. Tout un long paragraphe est intitulé : <( Attempts to ex tirpale the natives. » Researches, I, p. 4i 6t suiv.

lioré la condition des indigènes. Quand un gouverneur fait une tournée d'inspection, on ne lui parle que des taxes et du manque d'ouvriers ; landdrosts et colons s'entendent pour nuire aux Hottentots, qu'ils considèrent comme une propriété, destinée de même que leur bétail à leur seul usage*.

Opprimé par les colons, dédaigné par les hauts fonctionnaires, le noir n'a pas d'autre ami que le missionnaire, affirme John Philip, puis il ajoute :

« Sous combien d'aspects différents une même chose peut apparaître à diverses personnes. Tandis que le missionnaire chrétien considère une tribu de sauvages à la lumière de la vérité divine, il se sent la force de faire fi de tous les plaisirs terrestres et même de la vie, si c'est le moyen d'amener ces sauvages jusqu'au Christ ; tandis que son voisin, qui peut-être lui ressemble d'une manière frappante physiquement et par les habitudes sociales, passe tout son temps à se demander comment il pourra s'enrichir en s'emparant de leurs enfants et de leur bétail. Différence de principes, qui provoque la différence de leur conduite : le bon berger est prêt à sacrifier sa vie pour le troupeau, le loup n'entre dans le parc à moutons que pour tuer ou voler 2. »

La condition des nègres dans les missions prouve ce qu'en peut faire un traitement équitable. Qu'on regarde ceux de Bethelsdorp, de Pacaltsdorp et de Theopolis. Les Hottentots y paraissent aussi civilisés que des ouvriers d'Angleterre ; maisons confortables et propres, jardins bien tenus et remplis de légumes, enfants décemment vêtus de tissus sortis des manufactures anglaises ; il y a à Bethelsdorp de bons ouvriers, qui n'ont pas marchandé leur peine pour construire les bâtiments

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