‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 24 sur 241 · Researches, I, p. xxxii · texte numérisé non relu

Researches, I, p. xxxii

L'AGITATION NEGROPHILE 65

d'intérêt public : église, école, asile, étables, réservoir. Dans leurs assemblées religieuses, les nègres paraissent sérieux et sincères ; pas d'ivrognerie parmi eux et presque pas d'infraction aux bonnes mœurs ; les écoles présentent particulièrement un spectacle très encourageant*. Mais il ne suffit pas à John Philip d'opposer d'une manière spéculative le nègre à l'état de nature au nègre opprimé par cent soixante-dix ans de colonisation européenne, il veut obtenir du gouvernement anglais des actes conformes à ses vues et il adresse un chaleureux appel à l'opinion publique.

« Indépendamment des lois imprimées, il y a certains droits que les créatures humaines possèdent, et dont elles ne peuvent pas être dépossédées sans injustice manifeste... Le Hottentot a droit à une rémunération équitable pour son travail, à ne pas être cruellement opprimé, à habiter où il lui plaît, et à jouir de la société de ses enfants ; personne ne peut le priver de ces droits, sans violer les lois de la nature et des gens...

« Outre les droits inaliénables, qui leur ont été conférés par le créateur, il existe pour les Hottentots certains droits précis ; ils sont considérés par le gouvernement anglais comme un peuple libre ; et la loi coloniale dit qu'il faut les traiter dans leurs personnes et leurs propriétés comme tout autre peuple libre.

«Nous montrons que les indigènes de l'Afrique du Sud ont été privés de ces droits, et nous venons maintenant la loi en main, — avec cette loi qui les reconnaît comme un peuple libre et leur garantit des droits .spécifiés — et nous demandons au gouvernement anglais et au peuple anglais si ce système de cruauté et d'injustice a leur approbation ou si ce peuple, qui en a si longtemps souffert, bénéficiera «nfin de la restitution de ses droits? » '^,

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