Spencer Walpole, History of England^ III, p
dians », qui le jugeaient trop libéral, ni les « Saints » % impatients de tout délai. Enfin, après d'assez longues discussions, un bill fut adopté parles Chambres et signé le 28 août i833 par le roi, qui stipulait une abolition totale de l'esclavage dans les colonies britanniques, applicable le !♦''• août i834, et une indemnité de vingt millions de livres sterling à répartir entre les possesseurs d'esclaves.
Les abolitionnistes s'inquiétaient principalement du triste sort des esclaves, captifs dans les plantations de cannes à sucre des Antilles ; cependant les leaders du parti, stimulés par les membres de Idi London Missionary Society et notamment par John Philip, qui séjourna en Angleterre de 1826 à 1829, n'oubliaient pas non plus, les nègres de l'Afrique australe. Le 25 juillet 1822, à la Chambre des Communes, Wilberforce apitoie ses collègues sur les misères des Hottentots. Il admet sans réserve les affirmations cependant si suspectes de John Barrow : « Qu'on lise, s'écrie-t-il, la liste de leurs malheurs, dans le livre solide et intéressant de M. Barrow, la relation des injustices honteuses et des cruautés qu'ils ont supportées et celle de leurs qualités naturelles si opposées en tout genre aux vices qu'on leur a imputés. M. Barrow les considère comme les plus infortunés d'entre les humains, et, dans leur condition présente, comme peut-être les plus misérables, privés qu'ils sont de leurs propriétés, de leur pays et enfin de leur liberté ^ » Et ce fut dans cette même séance que Wilberforce proposa à la Chambre et fit voter l'envoi d'une commission d'enquête au Cap, qui dans sa pensée devait surtout s'occuper de la condition des indigènes.
1. C'est ainsi qu'on désignait les an ti- abolitionnistes et les abolitionnistes.