Alexander, Narrativey p 417. — Bunbury, Journal, p
4. Deux Anglais, Brown et Whitiaker, occupaient avec quelques
tolitefois ils laissèrent la vie sauve aux femmes et aux enfants. Chaque nuit, de Grahamstowrn on voyait la lueur des maisons incendiées.
Alexander, qui se rendit de Port-Elizabeth à Grahamstown quelques semaines après l'invasion et en releva les traces encore toutes récentes, en décrit ainsi lesravages :
La province de TEst, qui n*avait jamais été si riche en grains, troupeaux, objets utiles, fut saccagée en un moment ; tout le pays fut dévasté et vidé de tout ce qui pouvait être emporté ; les récoltes sur pied et en magasin, le mobilier, des centaines de maisons furent brûlés. Les cadavres des colons, des marchands, des serviteurs hottentots gisaiei^t partout sans sépulture et en plein air, au milieu des ruines noircies des maisons ;* bref, le pays fut transformé en une vaste et lugubre scène de ruines et de désolation, couverte de sang et de cendres ^ .
Un état ofRciel des pertes matérielles dressé après la guerre donna les chiffres suivants: maisons incendiées. 456, bœufs et vaches disparus ni 980, moutons et chèvres 161 980 ; chevaux 5 716 ; évaluation pécuniaire de ces pertes 3oo/ioi livres sterling (7610025 fr.)^.
Les colons n'étaient pas organisés pour se protéger eux-mêmes. Le 6 juin i833, le gouverneur sir Lowry Cole avait promulgué une ordonnance qui donnait à tout
hottentots une maison à Clay-pils ; s*étant risqués au milieu d'uneassemblée de Gafres, ceux-ci les reçurent avec des hurlements de triomphe, les conduisirent sur un tertre, dansèrent autour d'eux, avec une allégresse diabolique (danced round them in fiendish exultation) et insensibles à leurs supplications leur cassèi'ent le crâne à coups de massue. Alexander, Narrative, I, p. 426.