‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 58 sur 241 · With their kith and kin · texte numérisé non relu

With their kith and kin

LA FORMATION DES BANDES D'ÉMIGRANTS ii7

des intempéries, ni ma barbe de patriarche ne plurent d'abord à la vieille dame, mais comme en hollandais j'étais maintenant de première force, nous devînmes bientôt bons amis. Après que j'eus satisfait amplement sa curiosité sur ma biographie personnelle, une servante hottentote fut invitée à placer devant moi un bon plat d'abatis de mouton accommodés au vinaigre ; la ménagère s'excusa de ne pas ajouter de pain à ce mets savoureux*. » Finalement Harris obtint ce qu'il désirait, c'està-dire de louer aux Boers des bœufs de trait et des chevaux.

Cette vie en plein air était familière aux Boers. Le voyageur Henri Lichtenstein remarquait en i8o3 que dans l'Onder Roggeveld chaque famille occupait successivement plusieurs places, « la plupart de ces places ne pouvant être fréquentées qu'à certaines saisons, et la disette d'eau, la pauvreté des pâturages, ou les épizooties obligeant l'herbager à en changer * » . Les commissaires W. D. Jennings et F. R. Bresler décrivaient, dans des termes presque identiques, les mœurs des colons de l'Albany ^ « Ne vivant que de l'élevage, ils ont besoin de grands territoires, et souvent il leur faut deux ou plusieurs domaines; par la transhumance ils évitent la mortalité du bétail et dans beaucoup de ces domaines en outre il n'y a d'eau que pendant quelques mois^ »

De la manière dont ils avaient vécu dans la colonie les Boers continuèrent à vivre, après qu'ils l'eurent quit-

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