Moffat, Vingt-trois ans de séjour, p
5. A. Smith, Report ofthe expédition for exploring central Africa from the Cape of Good Hope, p. 22.
propre hors la peau dont la nature les a vêtus* ». En- •core leur existence était<elle soumise au caprice du tyran, qui se livrait selon l'expression du missionnaire américain Wilson à « d'horribles boucheries* ». Ses principaux officiers, ceux que Moffat appelle « les plus •considérés de la nation », sentaient leur tête fragile sur leurs épaules. Les envoyés qui arrivèrent en 1829 à la station missionnaire de Kuruman suppliaient MoflTat de les accompagner chez leur maître, car il les mettrait à mort, disaient- ils, s'ils n'accomplissaient pas ses ordres à sa complète satisfaction^.
La superstition constituait un autre trait du caractère de Mosélékatsi. Il absorbait certaines drogues dans Tespoir de se rendre invulnérable. Il croyait écarter les maléfices d'un individu par l'attouchement de sa sueur. « On a vu Mousselekalsi épier le moment qu'un Européen posait sa. tabatière pour la saisir aussitôt et l'essuyer avec soin pour s'approprier la sueur qui pouvait y être adhérente*. » Quand Moffat essaya de lui faire comprendre l'œuvre des missionnaires, il lui demanda s'ils pouvaient provoquer la pluie '*, et quand il •eut constaté qu'ils en étaient incapables, il dédaigna
I. Harris, The wild sports,' p. i46. a. Harris, The wild sports, p- 91*