‹ L'expansion des Boers au XIXe siècleChapitre 64 sur 241 · The wild sports, p. m · texte numérisé non relu

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5. « The military town of Mosega. » Harris» The wild sports, p. 86.

LES MATABELES 127

les Barotsis, mais bientôt ayant été informés des projets belliqueux de Mosélékatsi, ils jugèrent prudent de se retirer à Lattakou. Mosega ne tarda pas en effet à être conquise et des fuyards Barotsis les missionnaires français formèrent la mission de Motito ^ .

Outre Mosega et Kapaïn les voyageurs européens mentionnent trois ou quatre très grands villages matabélés sur la rive gauche et un sur la rive droite du Toelani, affluent de droite du Marîco, neuf sur la rive droite du Simalakate (que nous identifions avecl'Eland)', un enfin au confluent du Marico et du Limpopo^. Peut-être en existait-il d'autres encore.

Le confluent du Limpopo et du Marico au Nord, une ligne tracée entre FEland et le haut Limpopo à l'Est, le Molopo au Sud et le désert du Kalahari à l'Ouest formaient donc en i836 les limites du domaine propre des Matabélés (voy. carte 5).

Fraction dissidente des Zoulous,* les Matabélés en avaient les mœurs cruelles. De même que les Zoulous avaient ravagé le Natal, de même les Matabélés, non contents d'assujettir les Betchouanas qui habitaient les plateaux de l'Orange et du Vaal, les avaient presque entièrement détruits ; ils n'avaient « laissé aucune tribu dans son, entier* ». Aussi leur domaine propre était-il entouré d'une zone de dévastation.

Au Sud du Molopo, sur le territoire de la future et très éphémère république du Stellaland, il ne restait plus

I. Casalis» Les Bassoutos^ p. 6-7. — A. Smith, Report, p. H2, — Moffat, Vingt-trois ans de séjour, p. 869 .

a. Harris, The wild sports, p. i6i-i6a, 171, 181.

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